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UA : indépendance financière, prise de conscience collective…

La 29ème session ordinaire de la conférence des chefs d’Etats et de gouvernements de l’UA a marqué un tournant puisque les chefs d’état africains ont plaidé d’un seule voix une cause commune et posé des actes en faveur de l’indépendance financière de l’institution panafricaine.

Par la rédaction

L’UA tire son budget d’appui non-africain à hauteur de 73%, une situation qui rend difficile le rôle de l’organisation de l’Union africain sur la scène internationale, en terme d’impact et de crédibilité.

« Au sommet de Kigali nous avons décidé de changer les choses, d’abord reprendre notre indépendance financière, car quand vous dépendez de quelqu’un , vous n’êtes pas indépendant financièrement  » a souligné en amont du rendez-vous d’Addis Abeba le président en exercice de l’Union africaine, Alpha Condé président de la Guinée.

Fort est de constater qu’au dernier sommet de l’UA à Addis-Abeba en Ethiopie, les chefs d’état africains étaient au diapason à l’instar du doyen des présidents africains , Robert Mugabe du Zimbabwe.

Son don d’un chèque d’un million de dollars (879.000 euros) à l’Union africaine (UA), tiré de la vente aux enchères de 300 têtes de bétail, a fait mouche.

« En tant qu’Africain et fermier, l’idée de donner du bétail m’est venue naturellement, étant donné que notre continent est riche en bétail et que le bétail est un réservoir de richesse », a-t-il affirmé

« Le problème actuel, c’est que nous avons un financement qui fait honte à nous Africains. Près de 50% de nos financements viennent des bailleurs non-africains. Ce n’est pas normal quand on veut avoir son propre destin en mains, de se faire financer par les autres »,  a déploré lundi le ministre togolais Robert Dussey en charge de la diplomatie dans les colonnes d’un média togolais.

Il y a plusieurs semaines, à Kigali et à Conakry, les présidents rwandais Paul Kagamé et guinéen Alpha Condé ont lancé une réflexion sur les réformes de l’UA avec en filigrane la question de financement de l’organisation panafricaine.

Ainsi l’établissement d’une nouvelle taxe de 0,2% sur toute exportation vers le continent africain, devrait permettre de pourvoir dorénavant à 80% des besoins du financement de l’UA.

L’Afrique parlerait-elle enfin d’une même voix? A défaut de cet idéal, une prise de conscience généralisée est incontestable. Reste à convaincre les plus réticents qui voient d’un mauvais œil cette taxe. C’est le cas l’Afrique du Sud, la Tunisie, l’Egypte ou du Nigeria qui entretiennent un partenariat solide avec l’Europe, premier concerné par la taxe.

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