Afrique Inside Un média 100% numérique
You are here:  / À LA UNE / Politique / Togo : CAP 2015 va de nouveau recourir aux pressions populaires pour obtenir les réformes

Togo : CAP 2015 va de nouveau recourir aux pressions populaires pour obtenir les réformes

S’achemine-t-on vers de nouvelles séries de marches pacifiques de dénonciation de la gouvernance d’UNIR (parti au pouvoir au Togo) sur toute l’étendue du territoire national? Indirectement, c’est cette perspective que laisse planer CAP 2015 (Combat pour l’alternance, groupe de 5 partis), au terme de son meeting de ce 27 mai 2017, tenu à Bè, à Lomé.

Par Emmanuel-Gaël Gade

Près de deux semaines après le nouvel échec de l’étude à la Commission des lois du Parlement d’une proposition de loi des partis ANC (Alliance nationale pour le changement) et ADDI (Alliance des démocrates pour un développement intégral) autour des réformes, CAP 2015 a tenu un meeting dans la capitale togolaise, essentiellement devant des militants et sympathisants.

Il s’est agi pour les leaders de cette coalition de formations parlementaires et extraparlementaires d’expliquer les raisons fondamentales qui ont poussé au nouvel échec de l’étude au Parlement de la proposition de loi ANC-ADDI, relative aux réformes constitutionnelles et institutionnelles prévues en 2006 dans l’APG (Accord politique global, plus large consensus obtenu à ce jour entre acteurs togolais). Jean-Pierre Fabre, chef de file de l’opposition togolaise et leader de l’ANC, et Isabelle Manavi Ameganvi (Présidente du groupe parlementaire ANC) ont tour à tour démontré via des arguments et compte-rendus que «c’est UNIR qui ne veut pas des réformes et qui perd le temps à tout le monde». Sur la base de ce constat, CAP 2015 entend incessamment remobiliser ses troupes pour exercer une «pression populaire sur le parti au pouvoir à Lomé».

En juin 2014, la 5ème législature sous la 4ème République du Togo dominée par UNIR avait rejeté le projet de loi introduit par son gouvernement autour des réformes. Le  05 août 2016, l’étude de la proposition de loi ANC-ADDI sus-citée s’était déjà terminée en queue de poisson à l’Assemblée. Tout comme celle qui remonte à près de deux semaines.

Par décision N° C-001/17 du 22 mars 2017, la Cour Constitutionnelle du Togo avait demandé «à la Commission des lois de l’Assemblée nationale de reprendre l’examen de la proposition de loi de révision constitutionnelle, suspendu le 05 août 2016 en vue d’adopter son rapport et le déposer sur le bureau de l’Assemblée Nationale pour être soumis à l’Assemblée plénière». Par ailleurs, à travers un courrier adressé le 16 mai 2017 aussi bien au Bureau de l’Assemblée nationale qu’à l’ensemble des parlementaires de la législature en cours au Togo, CAP 2015 et six autres formations de l’opposition togolaise ont saisi l’ensemble des députés sur l’importance de faire les réformes.

En janvier 2017, Faure Gnassingbé avait porté sur les fonts baptismaux une «Commission de réflexion approfondie» sur les réformes, chapeautée par Awa Nana-Daboya, actuelle médiatrice de la République togolaise.

Laisser un commentaire

Your email address will not be published. Required fields are marked ( required )