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Togo-Allemagne: la coopération prendra un nouvel envol en 2018

La deuxième édition du Forum germano-togolais s’est déroulée du 03 au 05 avril 2017, avec la perspective de s’étendre à un grand nombre de pays ouest-africains dès l’année prochaine. 2017 marque l’internationalisation de ce Forum qui a eu pour invités spéciaux les Etats sahéliens ouest-africains (Mali, Burkina Faso, Niger). Robert Dussey, chef de la diplomatie togolaise, principal organisateur de ce Forum, nous évoque son devenir à partir de 2018.

Par Emmanuel-Gaël Gade & Dodo Abalo

Afriqueinside : Le «Printemps de la coopération germano-togolaise» n’est-il pas en train de s’étendre précocement aux autres Etats d’Afrique occidentale, à la faveur de sa cuvée 2017?

La vision du chef de l’Etat togolais, Faure E. Gnassingbé qui est de régionaliser progressivement cette rencontre annuelle avec l’Allemagne procède d’une vision salutaire. Pour ce faire, le Togo ne cherche pas forcément à obtenir une contrepartie auprès de l’Allemagne via cette démarche, les intérêts des pays étant ce qu’ils sont et les investissements étant autre chose. L’Allemagne peut chercher à investir au Togo dans un domaine particulier et investir au Mali, au Niger, au Burkina Faso dans un autre domaine totalement différent.

Nous avons par exemple des ressources naturelles qui sont des richesses togolaises que le Burkina Faso, le Niger ou encore le Mali n’ont pas; et vice versa. Donc, l’esprit qui gouverne ce Forum, c’est de l’élargir aux autres pays de la sous-région, compte tenu de la position stratégique du Togo et de son port en eau profonde (Ndlr: seul Port en eau profonde en Afrique de l’ouest). Raison fondamentale pour laquelle les premiers pays invités dans le cadre de l’élargissement de ce Forum sont les pays de l’hinterland, car ces Etats bénéficient énormément des avantages comparés du Port de Lomé.
Nous souhaitons que Lomé soit une porte d’entrée pour l’investissement allemand en Afrique de l’ouest; d’où l’idée de porter incessamment sur les fonts baptismaux une Chambre de commerce germano-pays africains francophones. Cette Chambre qui domiciliera son siège à Lomé travaillera pour pouvoir orienter les investissements allemands dans nos quatre pays précités, aussi bien dans l’intérêt de l’Allemagne que de nos Républiques.

Afriqueinside : Après  les pays de l’hinterland en 2017, nous nous acheminons donc vers une participation in crescendo des pays ouest-africains à ce Forum dès l’édition prochaine?

Je ne saurais le dire pour le moment; mais une fois que cette Chambre de commerce précitée sera installée, il lui appartiendra de travailler pour mettre en synergie tous les pays francophones de notre région intéressés par le partenariat avec l’Allemagne. En tout cas, du côté allemand, on souhaite vivement que cette Chambre soit créée, car nos partenaires allemands souhaitent que l’investissement vers cette partie de l’Afrique passe par une structure qu’ils connaissent, qu’ils maîtrisent, et avec laquelle ils auront pris l’habitude de travailler dans les pays francophones de notre région. Une conception qui rend faciles leurs investissements.

Quels sont les secteurs d’activités qui intéressent le plus l’investissement allemand en Afrique occidentale?
C’est indubitablement l’énergie; c’est un domaine qui intéresse beaucoup l’Allemagne. S’y ajoutent l’innovation, les nouvelles technologies de la communication, l’agriculture, et tout ce qui tourne autour de l’ingénierie en général. Bref, les Allemands veulent investir dans des domaines bien ciblés, mais aussi nouer des partenariats avec des hommes d’affaires de notre sous-région à travers des Forums tel que «le Printemps germano-togolais». Toutes choses qui ont justifié qu’en 2017, le Forum germano-togolais a accueilli plus de 200 échanges «B to B» et moins de panels.

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