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Syrie: L’OSDH est-il réellement une source d’information fiable ?

Face à l’absence d’agences de presse internationales et de journalistes étrangers sur le terrain pour rendre compte de la situation en Syrie, les médias occidentaux se réfèrent à l’OSDH, un des seuls organismes recueillant et diffusant les informations en provenance du pays. L’agence arabe syrienne d’information SANA, sous tutelle du ministère syrien de la communication est quant à elle jugée peu crédible car trop proche du régime. L’OSDH de son côté, ne cache pas sa proximité avec l’opposition syrienne, un élément par ailleurs vivement critiqué par de nombreux détracteurs.

Ces derniers, pour la plupart journalistes, chercheurs ou encore diplomates accusent l’organisme de maintenir le flou autour de l’origine des informations divulguées. Certains d’entre eux n’hésitent pas à affirmer que les informations ne peuvent être fiables car celles-ci sont uniquement recueillies par téléphone et émanent exclusivement de combattants affiliés à des groupes islamistes luttant contre le régime. Basé à Coventry en Angleterre, l’OSDH est également accusé de bénéficier d’un appui financier des Frères musulmans, eux-même soutenus par le Qatar et l’Arabie Saoudite. Une énième accusation démentie par son directeur Rami Abdel Rahmane. Ce dernier est également le porte-parole de l’organisation dont le nombre de membres actifs fait l’objet de spéculations.

Mais la crédibilité de l’ ONG est surtout remise en cause lorsqu’elle révèle les bilans des victimes à l’issu des nombreux combats et exactions qui ont cours dans le pays. Ils restent souvent approximatifs faisant uniquement référence aux pertes enregistrées parmi les rangs de la rébellion. Les pertes des forces loyales au régime sont souvent passées sous silence de même que les exécutions sommaires des prisonniers de l’armée libre syrienne (ASL). Des chiffres imprécis qui diffèrent même de ceux de l’ONU. En juillet dernier, son secrétaire général Ban Ki-moon révélait officiellement que le conflit syrien avait fait 100 000 morts, un chiffre que l’OSDH estimait alors en deçà de la réalité.

Malik Acher

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