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Syrie : le ton monte entre les pays du Golfe et Damas

Face à l’enlisement du conflit syrien, les six pays du Conseil de coopération du Golfe se sont entendu pour demander le départ de toutes les forces étrangères présentes en Syrie, en visant implicitement les combattants du Hezbollah. Ce n’est pas la première fois depuis le début du conflit il y a presque 3 ans, que les monarchies du Golfe adoptent un ton peu conciliant à l’égard de la Syrie.

Cette déclaration intervient alors que sur le terrain c’est paradoxalement du côté des rebelles que le nombre de nationalités est le plus grand. Certes Damas est alliée sur le terrain aux combattants iraniens et libanais chiites, mais face au régime c’est une multitude de milices et de groupes armés souvent étrangers qui combattent. Dans le communiqué final du sommet les pays du Golfe ont affirmé que « les piliers du régime qui ont le sang du peuple syrien sur la main ne doivent avoir aucun rôle dans le gouvernement de transition et l’avenir politique du pays ». Il s’agit là d’une allusion explicite à la conférence de Genève 2 qui doit se tenir le 22 janvier prochain afin de trouver une issue politique au conflit.

Damas accuse les pays du Golfe de financer le terrorisme

Depuis 2011 et le début de la guerre civile syrienne, les pays de la région du Golfe, l’Arabie Saoudite notamment, soutiennent la rébellion. Néanmoins ces derniers mois la radicalisation de l’opposition au régime de Bachar el Assad et la présence grandissante d’éléments extrémistes commence à mettre en péril la stratégie adoptée par les six pays présents au sommet. Le gouvernement syrien a répondu dans un communiqué aux monarchies du Golfe dans des termes sans équivoque les accusant de soutenir le terrorisme organisé en finançant et en fournissant des armes aux rebelles. Dans le même temps, les Etats-Unis, pourtant favorables à la chute du régime syrien, ont suspendu leur aide non létale pour toute la partie nord de la Syrie après la prise de contrôle d’installations de l’Armée syrienne libre par des combattants du Front islamique. Une décision qui démontre bien les limites de la politique de soutien aux rebelles.

Lotfi Lounes

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