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Syrie: la violence monte d’un cran

La « bataille d’Alep » opposant les rebelles et l’armée régulière dure désormais depuis près d’un an et demi. Des raids dans la région d’Alep, au nord du pays, ont fait plus de 50 morts en 48h. Dans le même temps un obus est tombé sur l’école française de Damas, cette fois, sans faire de victimes. La violence est montée d’un cran ce weekend en Syrie en dépit des minces espoirs qu’ouvre la conférence de paix de janvier prochain.
L’objectif affiché du régime de Bachar al Assad est clair, regagner un maximum de terrain pour arriver en position de force le mois prochain et avoir ainsi plus de latitude pour négocier.
Comme toujours depuis 2011, la guerre se joue également au niveau de la communication. Le département d’Etat américain a affirmé que les troupes régulières avaient procédé à un lâché de barils d’explosifs « contenant du matériel inflammable, qui peut être comparé à du napalm ».
Côté régime, on rejette catégoriquement ces accusations. L’agence officielle Sana a indiqué qu’il s’agissait de détruire le siège du tribunal islamique de la ville.
Au nord de la capitale, Damas, l’armée poursuit actuellement son offensive. Le but est de reprendre la région stratégique de Qalamoun. Pour l’heure les combats font rage entre les djihadistes qui occupent le terrain et les forces du régime appuyées par le Hezbollah.
Près de la ville de Nabak, un combattant du Front Al-Nosra a mené un attentat suicide à la voiture piégée tuant cinq personnes.
Si les troupes de Bachar el Assad parviennent à reprendre cette zone, il s’agira d’un nouveau revers pour les insurgés qui peinent depuis plusieurs mois à avancer.
Les représentants de l’opposition syrienne ont d’ores et déjà prévenu que la conférence de Genève 2 aurait beaucoup de mal à donner des résultats. Ils exigent que Bachar el Assad ne soit en aucune façon impliqué dans la transition politique. Le régime quant à lui, exclu tout départ du président avant l’élection présidentielle de 2014.
Depuis le début du conflit en mars 2011, plus de 120 000 personnes ont été tuées.

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