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Soudan : Remaniement ministériel pour faire taire la contestation

On devrait connaître dans la journée de ce lundi le visage du nouveau gouvernement soudanais. Celui-ci devrait compter de nouveaux partis politiques. En novembre dernier, le président soudanais a annoncé un remaniement gouvernemental pour faire suite aux manifestations du mois de septembre. La fin de la subvention des carburants a fait bondir de 60% le prix  et provoqué une vague de protestation en septembre . Des manifestations réprimées par les autorités soudanaises. Selon Amnesty International, plus de 200 personnes ont été tuées tandis que le gouvernement faisait état de moins de 100 morts.

Deux nouveaux vice-présidents

Bakri Hassan Saleh , ancien ministre de l’Intérieur et de la défense , l’un des instigateurs du coup d’Etat de 1989 en faveur du président soudanais Omar El Béchir , a été nommé vice-président. Le poste de deuxième vice-président est revenu à Hassabo Mohammed Abdel Rahmane, un ancien secrétaire politique du parti au pouvoir , le NCP ( parti du Congrès National)

Omar El-Béchir a annoncé samedi que le vice-président Ali Osmane Taha, l’un des auteurs du coup d’Etat de 1989, avait volontairement présenté sa démission pour ouvrir la voie à un nouveau cabinet. Par ailleurs, l’ancien ministre des Sports Hassan Osman Riziq, et Ghazi Salahuddin Atabani, un ancien conseiller du président Omar, ont quitté le parti au pouvoir. Rappelons qu’au mois de novembre , le NCP a pris la décision d’expulser un groupe de dissidents dont le plus en vue, l’ex-conseiller présidentiel Ghazi Salaheddine Atabani. Pour de nombreux observateurs , les manifestations du mois de septembre dernier marquent l’urgence de mener des réformes au Soudan face aux critiques de l’opposition , aux dissidences au sein même du parti au pouvoir, à la crise économique , aux combattants rebelles toujours actifs dans plusieurs régions du pays et face également à l’isolement international. Le président soudanais Omar El-Béchir reste sous le coup d’un mandat d’arrêt international émis par la CPI pour crimes de guerre et génocide.

Véronique Mansour

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