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Sommet du G7 en Sicile : Trump botte l’Afrique en touche

Au Sommet du G7,l’Italie avait pourtant décidé de faire une place particulière à l’Afrique sur fonds de crise des migrants, cette partie de l’Europe reste l’épicentre de l’afflux des migrants. Cinq pays africains ont répondu présent à Taormina en Sicile mais n’ont guère attiré l’attention du président américain Donald Trump…

Par la rédaction

Quelques paragraphes dédiés aux pays africains dans le communiqué final du G7. Le sommet du G7 s’est préoccupé principalement de la crise des migrants et du terrorisme, deux problématiques qui concernent bien l’Afrique. Pour beaucoup, le sommet en Sicile devait rapprocher le G7 qui regroupe les puissances du monde des pays africains en raison des dossiers urgents sur la table mais ce fût un acte manqué.

« Jamais un G7 ne s’est tenu aussi proche de l’Afrique, mais jamais l’Afrique n’a été aussi loin des préoccupations du G7 », se désole Friederike Röder, responsable de l’ONG One selon l’AFP.

Depuis le début de l’année, plus de 50.000 migrants ont débarqué sur les côtes et Rome comptait faire adopter une déclaration ambitieuse pour revoir les relations avec les pays africains. Il s’agissait selon des sources diplomatiques italiennes d’une déclaration séparée sur l’Afrique et la « mobilité humaine », une façon positive d’envisager les migrations, était en projet mais les Etats-Unis ont dit non.

ONG One précise que Washington a refusé toute déclaration séparée en avril dernier.

Rien d’étonnant puisque Donald Trup avait déclaré à Bruxelles lors de sa dernière visite que l’immigration était liée au terrorisme en affirmant qu’il fallait lutter sévèrement contre l’immigration.

Au final, l’Afrique et la question des migration devrait faire deux paragrahes au sein du communiqué final du G7 qui s’achève aujourd’hui.

Le président du Niger a souligné néanmoins que les flux migratoires résultaient de « la combinaison du terrorisme, de la pauvreté, des effets du changement climatique, et de la pression démographique », appelant ses pairs à envisager une approche globale en associant Des mesures sécuritaires et de développement.

En 2015, lors d’un précédent G7 en Allemagne, les pays riches avaient alors promis d’allouer 0,7% de la richesse nationale à l’aide publique au développement, et s’étaient engagés à oeuvrer pour sortir 500 millions de personnes de la faim et de la malnutrition d’ici à 2030.

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