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Sénégal : l’investissement privé progresse lentement

La Direction de la prévision et des études économiques (Dpee) du Sénégal juge « insuffisante» la progression de l’investissement privé pour maintenir la croissance économique du pays. Par contre, les investissements publics ont été favorables dans le cadre de la mise en œuvre du Plan Sénégal Emergent.

Par Hamidou Baldé

A l’occasion de ces rencontres « Point économique » tenues hier, les économistes de la Direction de la prévision et des études économiques (Dpee) ont analysé la dynamique de l’investissement dans le cadre de la mise en œuvre du Plan Sénégal Emergent. D’abord, pour l’investissement privé, il a été montré que sa progression n’est pas suffisante pour maintenir la croissance. Les secteurs d’investissement, notamment l’industrie et l’agriculture, n’avaient pas historiquement attiré beaucoup d’investisseurs car la rentabilité financière n’était pas assez forte, note la Dpee. Les principaux facteurs explicatifs ont été passés en revue. Toutefois, une nouvelle dynamique est en train de voir le jour depuis le démarrage de la mise en œuvre du PSE et le gouvernement doit accélérer le rythme de réalisation des réformes pour attirer les investisseurs.

S’agissant des investissements publics de ces dernières années, ils ont stimulé l’activité et généré de la croissance, laquelle appelle à son tour d’autres investissements pour éviter la congestion dans les infrastructures.

Selon la DPEE, les efforts d’investissement public notés ces dernières années sont très favorables à la croissance. Pour Mamadou Sarr, directeur de cabinet du ministre de l’Economie, des Finances et du Plan, les bonnes performances économiques imputables au démarrage de la mise en œuvre du Plan Sénégal Emergent (PSE), ne seront pérennisés qu’avec un secteur privé national dynamique et une implication forte du secteur privé étranger. A ce titre, juge nécessaire d’aider le secteur privé à mieux suivre et comprendre l’état de l’économie. En effet, M. Sarr estime que la compétitivité du secteur privé national ne sera pas réalisée, uniquement, par le biais des marchés publics ni grâce aux seules réformes de l’environnement des affaires. Le secteur privé a besoin d’être mieux informé des dynamiques de l’investissement et des mouvements entre les différentes branches d’activités productives, afin de mieux apprécier les facteurs de risques mais également d’exploiter au mieux les opportunités », a soutenu Mamadou Sarr.

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