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Sénégal : l’adoption d’un nouveau code de la presse

Le Sénégal vient de se doter d’un nouveau code de la presse, adopté, hier, par l’assemblée nationale. Ce texte qui redéfinit le statut de journaliste remplace ainsi la loi de 1996 relative aux organes de communication sociale et à la profession de journaliste et de technicien.

Par Hamidou Baldé

Il a fallu attendre presque deux décennies pour voir le Sénégal adopter un nouveau code de la presse longtemps demandé par les professionnels des médias. Ce texte, voté mardi à l’unanimité, remplace ainsi la loi de 1996 relative aux organes de communication sociale et à la profession de journaliste et de technicien. « Il faut retenir que le présent projet de code a été élaboré de façon inclusive et consensuelle. Cela a été un processus consensuel », a soutenu Mbagnick Ndiaye, ministre sénégalais de la Culture et de la Communication. Ce dernier a profité de cette occasion pour revenir sur le processus de ce projet de texte initié depuis 2010 sous l’ancien régime du président Abdoulaye Wade. Le ministre rassure que le nouveau code n’est pas là pour sanctionner des personnes. Il appelle, selon lui, à plus de responsabilité de la part de tous les acteurs.

Un code de 233 articles

Le nouveau Code de la presse comporte 233 articles avec des dispositions générales et spécifiques relatives aux entreprises de presse, au traitement des journalistes et des techniciens de la communication, un fonds d’aide qui remplace l’aide à la presse. Depuis plusieurs années, les différents acteurs des médias ont échangé afin d’évaluer la consistance, la pertinence et l’actualité de la réglementation applicable à la presse, et à sa situation économique et sociale.

Le nouveau code de la presse se fixe pour objectif de mettre en place, au bénéfice des acteurs, d’un cadre juridique cohérent, transparent, qui garantit la liberté de la presse et favorise une concurrence saine et loyale entre les différents acteurs. Il cherche également à assurer le financement du secteur public de l’audiovisuel essentiellement par des ressources publiques ; à encourager la production et la diffusion d’informations, de programmes et services de qualité contribuant à l’éducation, à l’épanouissement culturel, scientifique, moral, social et économique des citoyens… Le nouveau texte vise aussi à renforcer les missions de service public de la presse, à veiller à l’accès équitable des citoyens, des partis politiques, des organisations patronales et des divers courants de pensée et d’opinion aux médias entre autres…

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