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Sénégal-Gambie : la question frontalière en suspens

Le blocus frontalier qui paralyse les deux pays depuis trois mois toujours pas levé. Dakar et Banjul promettent de faire mieux dans deux mois lors d’un nouveau round de négociations mais l’issue du premier round de pourparlers laisse entrevoir une issue favorable.

En dehors de la levée du blocus de la Transgambienne, une route qui relie le Sénégal et la Gambie, imposé depuis février 2016 par les transporteurs sénégalais, d’autres points inscrits à l’ordre du jour des négociations entre Dakar et Banjul, terminées tard dimanche dans la capitale sénégalaise, ont trouvé un accord, selon le communiqué final lu par Saliou Ndiaye, ambassadeur du Sénégal en Gambie.

Pour mettre fin au blocus de la frontière imposé par les transporteurs sénégalais qui protestent contre l’augmentation unilatérale par Banjul de 4000 F CFA à 400 000 fcfa du prix du passage des camions, le Sénégal s’est engagé à travailler avec les acteurs concernés pour la levée du blocus dans les plus brefs délais. La partie gambienne souhaite la levée du blocus avant le Ramadan, dans la première semaine de juin prochain, précise-t-on.

De son côté, la Gambie est revenue sur sa décision d’augmenter les tarifs de la traversée de son territoire par les automobilistes sénégalais.

«Nous allons faire de notre mieux pour permettre la libre circulation des personnes et des biens. La Gambie a réaffirmé sa bonne volonté de faciliter la construction du pont sur son fleuve», a affirmé l’ambassadeur Saliou Ndiaye qui lisait le communiqué final.

Les délégations gambienne et sénégalaise que conduisaient Mankeur Ndiaye et Neneh Macdouall Gaye, ministres des Affaires étrangères des deux pays, ont discuté de 11 « points » dont les postes de contrôle frontaliers et la construction d’un pont sur le fleuve Gambie.

Sur ce dernier point, le chef de la diplomatie gambienne, Neneh Macdouall Gaye, a laissé entendre que son pays n’a pas de problème avec la construction du pont » sur son fleuve mais il déplore que l’architecture de l’infrastructure empêche la navigation sur ce cours d’eau.

Le financement de ce pont est, rappelle-t-on, déjà bouclé par la Banque africaine de développement, pour un montant global de 50 milliards de francs FCA et la première pierre a été posée en février 2015. Mais les travaux peinent à démarrer.

Les deux parties vont se retrouver en juillet 2016 autour de trois des questions portant sur la construction du pont sur le fleuve Gambie, la pêche maritime et fluviale, et la gestion des frontières terrestres.

La rédaction avec APA

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