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Sahara: pourquoi le Maroc se sépare d’une grande partie de l’effectif de la Minurso

Une grande partie du personnel concerné par la réduction significative de la composante civile et politique de la Minurso ont embarqué le 20 mars matin, à bord d’un aéronef de l’ONU à destination de Las Palmas. Cette décision fait suite aux propos jugés inacceptables tenus par Ban Ki-moon, secrétaire général de l’organisation, et des rebondissements qu’ils l’ont suivi.

Des mesures immédiates

Près de 24 heures après une sortie publique durant laquelle le secrétaire général de l’ONU Ban Ki-Moon a déclaré être « furieux » contre la manifestation du 13 mars, la diplomatie marocaine annonce une série de mesures touchant, avec effet immédiat, les missions de l’ONU ainsi que la Minurso (la mission des Nations Unies au Sahara).

En effet, dans un communiqué publié le 15 mars, la diplomatie marocaine annonce la « réduction significative, dans les jours qui viennent, d’une grande partie de la composante civile et plus particulièrement le segment politique de la MINURSO », « l’annulation de la contribution volontaire qu’accorde le Maroc au fonctionnement de la MINURSO » et enfin « l’examen des modalités de retrait des contingents marocains engagés dans les opérations de maintien de la paix ». Le royaume se réserve également le droit « de recourir à d’autres mesures, qu’il pourrait être amené à prendre », sans plus de détails concernant ce dernier point.

Le texte publié par le ministère des Affaires étrangères revient également sur la rencontre entre Salaheddine Mezouar et le chef de l’ONU. Une rencontre durant laquelle le ministre des Affaires étrangères « a fait part au Secrétaire général de la dénonciation ferme et du rejet total par le Royaume du Maroc […] de ses propos inadmissibles et de ses actions condamnables au sujet de la question du Sahara marocain, lors de sa récente visite en Algérie ».

Une visite durant laquelle le successeur de Kofi Annan a qualifié la présence marocaine dans les provinces du Sud d’ « occupation ». L’utilisation de ce terme, qualifié « d’insulte envers le peuple marocain », est considérée par le Maroc comme « une ineptie juridique et une erreur politique grave » indique le communiqué qui précise qu’ « aucune résolution du Conseil de Sécurité n’a utilisé une telle terminologie ».

Le communiqué de la diplomatie marocaine se penche également sur l’évocation par le secrétaire général de l’ONU d’un « referendum » pour la résolution du conflit du Sahara. Une solution que le Maroc considère comme « balayée par l’histoire ».

A ce sujet, le communiqué signale que « depuis 2004, le Conseil (de Sécurité, ndlr) plaide exclusivement pour la recherche d’une solution politique négociée, sur la base « du réalisme et de l’esprit de compromis » ».

Le texte revient également sur le communiqué publié par l’ONU à l’issue de la rencontre entre Salaheddine Mezouar et Ban Ki-Moon. Celui-ci est qualifié par la diplomatie marocaine « nouvel outrage au peuple marocain ». Le département de Salaheddine Mezouar s’interroge également sur les capacites de Ban Ki-Moon : « Comment peut-on à ce niveau de responsabilité réduire l’Organisation des Nations Unies à l’affect personnel du secrétaire général ? ».

Le mea culpa de Bank Ki-moon

Le Secrétaire Général de l’ONU vient de présenter ses excuses au Maroc. De sources sures, le ministre de la communication, porte-parole du gouvernement Mustapha El Khalfi a révélé sur la chaîne de télévision allemande DW que Ban Ki-moon a présenté ses excuses au Royaume du Maroc suite au dérapage survenu dans ses propos à l’égard du Sahara marocain ainsi que son manque de neutralité vis à vis du traitement du dossier.

Le prétexte : Ban Ki-moon a été induit en erreur par ses collaborateurs par rapport aux informations qui lui ont été transmis sur le dossier du Sahara.

La rédaction

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