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Sahara Occidental : le bras de fer se poursuit entre l’ONU et le Maroc

Le Maroc reste de marbre face aux pressions de l’ONU. En réponse au rapport du secrétaire général de l’Onu Ban Ki-moon sur la situation au Sahara, le Maroc déclare prendre note et entend poursuivre ses négociations sur les contours du rapport. Une réaction qui reflète les tensions entre l’organisation onusienne et Rabat.

Pour le secrétaire général des Nations unies, Ban Ki-Moon, la MINURSO ne peut plus remplir pleinement son mandat. Dans un rapport remis au Conseil, qui servira de base de discussion au renouvellement du mandat de la Minurso fin avril, le secrétaire général des Nations unies s’est donc livré à un véritable plaidoyer en faveur de la Minurso tout en déplorant le manque de progrès sur le dossier. Il y a un mois, Rabat a décidé d’expulser plusieurs dizaines d’employés civils de la Minurso, la mission des Nations unies au Sahara occidental. Une décision consécutive aux propos de Ban Ki-moon qui avait parlé de l’« occupation » du Sahara par le Maroc, des propos inadmissibles aux yeux du royaume chérifien.

Aujourd’hui, Ban Ki-moon demande sans surprise dans son rapport la reconduction de la Minurso jusqu’au 30 avril 2017. Mais surtout, il souhaite que la mission soit réhabilitée afin de pouvoir remplir son mandat, qui, de facto, a été réduit. Et le patron des Nations unies fait comprendre que ceci passe inévitablement par le retour du personnel.

Dans son rapport le secrétaire général explique que les activités militaires de la mission ne pourront plus être maintenues à moyen terme si rien ne change : car employés civils et militaires travaillent ensemble.
Ban Ki-moon prévient : un départ de la Minurso augmenterait le risque d’une reprise des hostilités et pourrait être exploité par des éléments terroristes.

En outre le chef de l’ONU affirme « qu’il est temps de s’engager dans de sérieuses négociations sans préconditions et dans la bonne foi afin d’atteindre une solution politique mutuellement acceptable, qui permettra d’assurer l’autodétermination à la population du Sahara occidental», allusion aux populations dans les camps de Tindouf, au Sud-Ouest de l’Algérie. Très clairement, Ban Ki-Moon demande leur rescensement.

Un règlement des conflits urgent et attendu

Malgré la détérioration du climat diplomatique, le secrétaire général de l’ONU renouvelle son soutien à Christopher Ross, son envoyé spécial. Il demande aussi à chacune des parties d’accepter de négocier sans conditions préalables.
La mission a été déployée en 1991 pour surveiller un cessez-le-feu entre le Maroc et les indépendantistes du Front Polisario et aider à définir le statut du territoire, ancienne colonie espagnole annexée par le Maroc en 1975. Les efforts de médiation de l’ONU sont durablement dans l’impasse.M. Ban a déploré dans son rapport « le manque de progrès vers un règlement » du conflit et recommandé « des négociations sérieuses sans conditions préalables et de bonne foi ». Mais il a reconnu que les deux camps avaient « des visions différentes » et difficiles à réconcilier, de l’avenir du Sahara occidental.

La rédaction

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