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Russie-Ukraine : L’accord « de trop »

Pour les pro-européens, il s’agit d’un accord de trop. Une enveloppe de 15 milliards de dollars et un ajustement à la baisse du prix d’acheminement du gaz. Une aide de la Russie à l’Ukraine que le chef du Kremlin s’est empressé d’annoncer ce mardi lors d’une visite à Kiev dans un contexte plus que tendu. Cela fait quatre semaines que les opposants au président ukrainien Ianoukovitch manifestent en raison de son refus de signer un accord historique d’association avec l’Union Européenne. L’opposition pro-européenne l’accuse de vouloir vendre l’Ukraine et la crise à la Russie. Le chef de l’état russe affirme vouloir tendre la main sans aucune condition au pays en proie à la récession et la crise. Mais la réalité est plus trouble, en témoigne son allusion aux conditions exigées par le Fond monétaire international pour l’octroi d’un prêt. Il semblerait que la Russie ne soit pas encore prête à perdre du terrain dans son pré-carré même si elle assure ne pas avoir évoquer la question de l’adhésion à une union douanière menée par Moscou au côté de la Biélorussie et du Kazakhstan. Toutefois les deux pays ont prévu de renforcer leur partenariat stratégique en levant les limitations commerciales jusqu’à la fin 2014.

Les pro-européens toujours mobilisés

S’agissant de l’accord, le Kremlin s’est engagé à investir 15 milliards de dollars dans des titres du gouvernement ukrainien et s’engage à baisser d’un tiers ses tarifs de livraison de gaz à Kiev. Mardi matin, la gronde des militants pro-européens s’est fait entendre. Ils étaient près de 200 postés sur la route de l’aéroport, lieu de passage obligé du président russe Poutine, des militants du parti de Ioulia Timochenko, l’opposante ukrainienne emprisonnée. Le refus du pouvoir ukrainien de signer un accord avec l’UE a poussé des centaines de milliers de personnes dans la rue, du jamais vu depuis la révolution orange pro-occidentale de 2004.

Bruxelles a tenté de rassurer la Russie sur son éventuel rapprochement avec l’Ukraine mais cela ne semble avoir eu aucun effet. Moscou a confirmé le déploiement de batteries de missiles de courte portée Iskander-M dans la région de Kaliningrad, frontalière de l’Union européenne.

Véronique Mansour

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