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Rétrospective 2013 : le monde pleure la disparition de Mandela

«Notre bien aimé Nelson Mandela, le fondateur de notre nation démocratique, est parti» c’est en ces termes que le 5 décembre dernier le président sud-africain Jacob Zuma annonce la mort du héros de la lutte anti-apartheid à l’âge de 95 ans. Aussitôt annoncée, la mort du leader sud-africain suscite émotion et tristesse à travers le pays mais également à travers le monde entier. Alors que les Sud-africains se rassemblent spontanément pour entamer une veillée funèbre marquée par les chants et les recueillements, les hommages en provenance des quatre coins de la planète pleuvent. L’essentiel des dirigeants internationaux saluent le combattant pacifique du défenseur des nobles causes dont le courage et l’abnégation ont permis à l’Afrique du Sud de se libérer du joug de l’apartheid, régime ségrégationniste qui s’appliqua de 1913 à 1991.

Mandela disait qu’il n’était « ni un saint ni un prophète » et qu’il n’appréciait guère être l’objet de vénération mais l’homme empli d’humilité est célébré avec faste lors de la cérémonie d’adieu qui a lieu dans l’imposant stade de Soccer City de Soweto 5 jours après son décès. Une cinquantaine de dirigeants étrangers et des dizaines milliers de personnes venues de différentes régions du pays ont tout de même tenu à lui rendre un dernier hommage. Une cérémonie marquée par une poignée de main historique entre le président cubain Raúl Castro et Barack Obama, une rencontre impensable devenue réalité comme si Mandela même absent pouvait demeurer l’artisan d’une réconciliation entre les deux frères ennemis. Le long chemin de celui que nomme affectueusement sa famille « Madiba » prend fin le 15 décembre à Qunu dans son village natal où il est inhumé avec ces ancêtres en présence de nombreuses personnalités dont son compagnon de lutte l’ex-archevêque anglican sud-africain Desmond Tutu prix Nobel de la paix en 1984.

Premier président démocratiquement élu en 1994, Mandela n’a jamais exprimé aucune rancœur après ses 27 années de détention et a continué au contraire à se battre pour l’existence d’une nation arc-en-ciel multiraciale. Aujourd’hui grâce à ce militantisme pacifique, le pays a pu se reconstruire malgré un passé très douloureux. A l’instar de Gandhi, Mandela restera une icône pour de nombreuses générations bien malgré lui. Son combat reste une référence pour de nombreux peuples opprimés qui luttent encore pour recouvrir leur liberté.

Malik Acher

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