Afrique Inside Un média 100% numérique
You are here:  / Politique / RDC: La reddition des Rebelles rwandais en cours dans le Nord-Kivu

RDC: La reddition des Rebelles rwandais en cours dans le Nord-Kivu

L’offensive menée par les casques bleus et l’armée congolaise constitue une nouvelle étape dans le processus de stabilisation et de sécurisation du Nord-Kivu situé à l’est de la République Démocratique du Congo. Elle a débuté mardi sur un axe précis, Kitshanga-Pinga », deux localités du territoire de Masisi, dans la province du Nord-Kivu, à environ 90 km au nord-est de la capitale provinciale Goma . Le porte-parole du gouvernement congolais Lambert Mende nous a précisé que le processus de reddition des rebelles du FDLR est enclenché . « oui ils ont commencé à se rendre mais pas en nombre significatif pour nous . Nous estimons entre 2000 et 2500 leur nombre. »

Les rangs des FDLR sont constitués de rebelles hutus rwandais réfugiés en RDC depuis le génocide perpétré en 1994 au Rwanda contre les Tutsis. Bon nombre d’entre-eux sont les auteurs du génocide. Ils présentent un profil différent de celui du Mouvement M23 neutralisé par les forces armées congolaises et les casques bleus en novembre dernier. Ils représentent certes une menace pour les civils congolais mais ambitionnent de renverser le pouvoir rwandais. Par ailleurs, contrairement au M23 qui occupait une même zone du pays, l’est au Nord- Kivu, les FDLR sont éparpillés dans plusieurs poches du territoire. De plus , ils ne disposeraient d’aucun soutien extérieur tandis que le M23 , oui. Kinshasa a toujours pointé du doigt Kigali et Kampala. « L’opération vient à peine de commencer. C’est un type d’opération différente de celle menée contre le M23 . Le M23, c’était une rébellion plus structurée avec des bases d’appui, des ravitaillements à partir de l’extérieur . Ici on a à faire à des groupes disséminés sur un espace relativement vaste avec des vallées, des villages ,des forêts donc la stratégie est bien différente » nous explique Lambert Mende.

« Pas de combats difficiles »

Après sa victoire sur les rebelles du Mouvement du 23 Mars (M23), début novembre, le gouvernement congolais avait promis de s’attaquer aux FDLR, présents dans le pays depuis 1994, essentiellement dans les provinces du Nord et du Sud-Kivu. En réalité ,les opérations contre les FDLR ont débuté le 27 novembre selon la  Mission de l’Organisation des Nations Unies pour la stabilisation en République démocratique du Congo (Monusco). L’armée congolaise dispose des moyens logistiques supplémentaires grâce à l’intervention de la brigade onusienne venue renforcer les rangs de la Monusco. Des hélicoptères pourraient être mis à contribution. Sur le terrain, l’offensive se déroule sans trop de difficultés selon le porte-parole du gouvernement Lambert Mende, « pour l’instant il n’y a pas eu de combats difficiles mis à part quelques accrochages pour désarmer les rebelles ».

S’agissant de la durée de l’offensive, les autorités congolaises ne se donnent aucun délai mais elles se montrent confiantes. Il existe d’autres groupe armés présents la région. La brigade d’intervention onusienne et l’armée ont prévu également de les neutraliser. « Pendant qu’on s’occupe des FDLR dans le nord Kivu , nos troupes s’ occupent de traquer les ADF /Nalu , les rebelles ougandais à la frontière avec l’Ouganda. » nous confie Lambert Mende. Ce durcissement des autorités congolaises et onusiennes s’inscrit dans une suite logique après l’envoi en RDC d’une brigade d’intervention de l’ONU  dotée d’un mandat offensif. Depuis, on observe une amélioration du climat sécuritaire dans l’est du pays.

Par Samantha Ramsamy

Laisser un commentaire

Your email address will not be published. Required fields are marked ( required )