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Chinese Yuan Bank Note Images

Les quatre grandes banques de Chine minées par une montée des créances douteuses

Les quatre plus grandes banques commerciales chinoises, contrôlées par l’Etat, ont toutes fait état d’une hausse sensible des créances douteuses à leur bilan au premier semestre de l’année, sur fond d’envolée de l’endettement en Chine et d’essoufflement économique.

ICBC (Industrial and Commercial Bank of China), la plus grande banque mondiale en terme d’actifs, a vu son ratio de prêts non performants — c’est-à-dire présentant une forte probabilité de non remboursement — grimper à 1,55% fin juin, contre 1,50% fin 2015, selon un communiqué publié mardi.

Son bénéfice net sur les six premiers mois de l’année, de son côté, n’a enregistré qu’une maigre progression de 0,8% sur un an à 150,66 milliards de yuans (20,16 milliards d’euros).

De façon semblable, les trois autres géants du secteur bancaire chinois ont également dévoilé un gonflement de leurs créances douteuses.

Pékin s’est efforcé depuis 2014 d’ouvrir grand les vannes du crédit, à coup d’assouplissements monétaires répétés destinés à encourager les prêts bancaires en en abaissant le coût, afin de stimuler une activité économique à la peine.

Mais de l’avis des experts, la récente stabilisation économique dopée au crédit devrait être de courte durée, et les risques financiers liés à l’endettement pourraient s’aggraver nettement, sur fond de défauts de paiement en cascade sur des prêts bancaires ou obligations d’entreprises non honorées.

Bank of China a indiqué mardi avoir enregistré fin juin un ratio de créances douteuses de 1,47%, contre 1,43% en décembre dernier.

Vendredi, China Construction Bank et Agricultural Bank of China avaient respectivement fait état de ratios de 1,63% et 2,40% à la fin du premier semestre, tous deux en légère hausse.

La dette totale de la Chine s’élevait fin 2015 à près de 169.000 milliards de yuans, soit l’équivalent de 249% de son Produit intérieur brut (PIB), selon l’Académie chinoise des sciences sociales, un think tank gouvernemental.

Soucieuses de s’attaquer au problème, les autorités ont notamment engagé des échanges de dettes contre des actions dans les entreprises endettées — quitte à prolonger l’existence de firmes « zombies » non rentables qui ne survivent plus qu’à crédit.

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