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Procès en appel jeudi du Mauritanien condamné à mort pour un article jugé blasphématoire

Le jeune Mauritanien, Cheikh Ould Mkheitir, 31 ans, condamné à mort en 2014 pour un article considéré comme blasphématoire envers le prophète de l’Islam, sera jugée, jeudi, par la cour d’appel de Nouadhibou (capitale économique), a appris Xinhua de source judiciaire.

Ould Mkheitir, que l’on présente comme blogueur, est incarcéré depuis janvier 2014, après avoir rendu public un article portant atteinte à la personne du prophète Mohamed.

Il avait été reconnu coupable devant la cour criminelle de Nouadhibou en décembre 2014 qui l’avait condamné à mort pour « apostasie ».

L’accusé avait nié en bloc les faits qui lui sont reprochés affirmant qu’il ne voulait pas tenir de propos « portant atteinte au prophète Mohamed ». Dans son article, Ould Mkheitir s’était appuyé sur des faits qu’il avait jugés suffisants pour démontrer l' »iniquité » qui frappait les « couches marginales » de la société mecquoise au 7ème siècle.

Il a également estimé que cette « injustice » ayant caractérisé le premier siècle de l’Islam se reconnaît aujourd’hui dans le traitement que réserve la société mauritanienne aux castes, notamment celle des forgerons à laquelle il appartient.

L’article, diffusé sur les réseaux sociaux, avait suscité une désapprobation générale en Mauritanie, à tel point que son auteur n’a pas pu trouver un avocat pour le défendre en dehors de ceux commis d’office par la justice.

Des organisations et associations d’imams avaient organisé des marches pour exiger « un châtiment exemplaire » contre Ould Mkheitir et des milliers de Mauritaniens, de toutes les couches sociales et de diverses tendances politiques, avaient manifesté pour protester contre l’article.

La constitution de Mauritanie stipule que la loi islamique (Charia) est la première source de droit dans le pays et que l’Islam est la religion de l’Etat et du peuple.

Toutefois, même si la peine de mort est fréquemment prononcée par les tribunaux, aucun condamné n’a été exécuté depuis 1987 et le pays n’a jamais connu de condamnation pour apostasie.

Xinhua

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