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Présidentielle au Gabon : la dernière ligne droite…

Dernière ligne droite pour la campagne électorale du 27 août au Gabon. Deux principaux blocs s’opposent, la camp du président candidat à sa propre succession Ali Bongo et celui qui soutient son principal rival Jean Ping. Sur le terrain, une large avance s’affiche au compteur du président sortant Ali Bongo tandis que Jean Ping mène des tractations pour rallier des soutiens de poids à J-6 du scrutin.

A six jours du scrutin présidentiel au Gabon, l’opposition peine encore à imposer un projet de société dans le coeur des électeurs gabonais. Leader de l’opposition dans cette campagne électoral, Jean Ping poursuit ardemment ses tractations en vue de s’imposer comme le candidat unique, ce qui est loin d’être acquis à quelques jours de la présidentielle. Dix candidats restent encore dans la course à la magistrature suprême. Temps fort de la campagne électorale pour Jean Ping enfin conforté, le ralliement de plusieurs ténors de l’opposition à sa cause: les trois candidats Guy Nzouba Ndama, ex-président de l’Assemblée et l’ex-Premier ministre Casimir Oyé Mba et le dernier Léon-Paul Ngoulakia, cousin germain du président Ali Bongo. Ce dernier, ancien patron des renseignements a été jusqu’en 2015 l’un des proches collaborateurs du président Ali Bongo Ondimba. Preuve en est que les tractations politiciennes prennent le pas sur le programme de l’opposition dans cette campagne où les électeurs gabonais restent à l’affût d’une force de proposition capable de renverser le bilan de l’actuel président Ali Bongo dont le mandat est marqué par des réformes pour diversifier l’économie du pays à travers le Plan Stratégique Gabon Emergent (PSGE).

Pour de nombreux observateurs, l’argumentaire principal de l’opposition reste le départ d’Ali Bongo. Ce dernier soutenu par le PDG, Parti Démocratique Gabonais, l’affirme  » le changement, c’est moi », prenant ainsi à contre-courant ses détracteurs. A l’initiative depuis son arrivée au pouvoir en 2009, du plan de diversification de l’économie basé sur plusieurs piliers, le Gabon vert, le Gabon industriel et le Gabon des services, Ali Bongo ne cesse de marteler à ses électeurs lors de ses meeting sa volonté de changer le système qui sévissait avant son arrivée à la tête du pays et rappelle que ses rivaux sont des caciques de l’ancien régime de feu Omar Bongo. Ce à quoi, Jean Ping, ex-directeur de cabinet d’Omar Bongo oppose l’invalidité et l’illégitimité de la candidature d’Ali Bongo au motif que celui-ci ne serait pas gabonais de naissance. Un refrain déjà trop entendu par les gabonais encore dans l’attente de vraies propositions concrètes pour favoriser l’emploi des jeunes, le bien-être social et humain et le développement du pays.

Même la presse locale qui habituellement se délecte des polémiques politiciennes et des dérives verbales de Jean Ping parfois comparé au candidat républicain Donald Trump s’interroge sur le niveau de la campagne électorale dans le camp de l’opposition qui prend trop souvent des allures d’invectives parfois xénophobes. Une stratégie qui risque de ne pas s’avérer payante tandis que le parti au pouvoir a mis à profit ses moyens financiers, logistiques pour dominer la campagne électorale sur le terrain.

Alors que l’effervescence monte dans le pays, les derniers jours de campagne promettent un duel Ali Bongo / Jean Ping ardent sous l’oeil aiguisé des observateurs internationaux plutôt rassurés jusqu’à présent par l’atmosphère apaisée de la quinzaine électorale.

La rédaction

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