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Pétrole: chute des cours du baril, le Nigeria tire son épingle du jeu

La chute des cours du pétrole se poursuit malgré une tendance moins marquée. Plus forte augmentation au Nigeria, et plus forte baisse en Arabie Saoudite, souligne l’OPEP dans son rapport annuel.

Par la rédaction

En février, la production de pétrole mondiale a atteint 95,88 millions de barils par jour, soit une baisse de 210.000 barils par jour par rapport à janvier selon l’Organisation des pays exportateurs de pétrole qui a publié son rapport mensuel. L’OPEP nuance en précisant que la production est restée stable sur un an.

L’Opep à elle seule n’a vu sa production baisser que de 140.000 barils par jour en février, à 31,96 , contre un déclin bien plus significatif de 890.000 barils enregistré en janvier.

Dans son rapport mensuel, l’OPEP souligne que « C’est au Nigeria que la production de pétrole a le plus augmenté (+58.000 bj) alors qu’elle a le plus baissé en Arabie saoudite (-68.100 bj), en Irak (-62.000 bj), aux Emirats arabes unis (-36.900 bj) et en Angola (-18.200 bj).

Si l’offre pétrolière mondiale continue de baisser, c’est en partie à cause de la mise en œuvre des accords de limitations de la production indique l’OPEP visant à rééquilibrer le marché inondé d’or noir depuis mi-2014. En novembre dernier, les membres du cartel avaient décidé de réduire leur production de 1,2 barils par jour à partir du 1er janvier pour une période de six mois renouvelable. Un mois plus tôt, y compris les pays non membres de l’OPEP dans le sillage  du  plus grand producteur mondial de brut, la Russie, ont  décidé de faire de même à un niveau de 558.000 barils par jour.

A  noter que  la remontée de la production de pétrole aux Etats-Unis a porté un coup à la remontée des prix observée depuis fin 2016: la semaine dernière, le Brent est ainsi repassé sous la barre des 52 dollars le baril, tandis que le WTI a franchi en baisse le seuil des 50 dollars le baril.

De fait, selon les prévisions du cartel, l’offre pétrolière des pays hors Opep devrait croître davantage qu’anticipé en 2017, en raison de perspectives de production revues à la hausse au Canada et aux Etats-Unis.

L’Opep table désormais sur une croissance de 400.000 barils par jour cette année pour les pays extérieurs au cartel , soit 16.000 barils par jour de plus que précédemment anticipé pour s’établir à quelque 57,74 mbj, contre 57,34 mbj en 2016 (ce qui représentait une baisse de 660.000 barils par rapport à 2015).

      

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