Afrique Inside Un média 100% numérique
You are here:  / Economie / OMC : L’accord à 1000 milliards de dollars

OMC : L’accord à 1000 milliards de dollars

Pour la première fois depuis sa création en 1995, il y a 18 ans, l’OMC est parvenue à conclure un accord. Ses 159 états membres étaient réunis en Indonésie pour adopter une série de mesures parfois très contestées. Il s’agissait pour l’organisation de valider un paquet de réformes qui avaient été proposées en 2001 à Doha, au Qatar. Jusqu’alors, malgré la volonté affichée de la plupart des dirigeants de l’époque, rien n’avait véritablement changé. L’accord de Bali, même s’il représente une avancée considérable, reste loin des ambitions de Doha. Il ne représente en effet que 10% du programme de réformes qui avait été lancé.

Un accord en plusieurs volets

Dans le détail ce sont trois grands volets qui ont été adoptés. L’aide au développement pour commencer. Il est prévu d’accroître les exemptions des droits de douane sur les produits en provenance des pays les moins avancés de la planète. L’agriculture est également concernée avec l’adoption de l’engagement de réduction des subventions à l’export. C’est d’ailleurs en raison de ce point là que les pourparlers ont failli s’achever sans accord. L’Inde a, dans un premier temps, catégoriquement refusé souhaitant même augmenter la politique de subventions. Il aura fallu attendre la dernière minute pour qu’un compromis soit trouvé. Troisième volet abordé, la facilitation des échanges qui concerne notamment une réduction drastique de la bureaucratie aux frontières. Jusqu’au bout l’incertitude a plané. Alors que tout semblait être acté un rebondissement de dernière minute a eu lieu. Cuba a rejeté le retrait d’une allusion faite à l’embargo qui l’affecte toujours.

1 000 milliards de dollars de richesses

Finalement signé à minima, l’accord donne tout de même un second souffle à l’OMC. L’organisation a par ailleurs estimé que le « paquet de Bali » allait permettre la création de plusieurs millions d’emplois et de 1 000 milliards de dollars de richesses. Ce n’est pas seulement une victoire pour l’institution, c’en est aussi une pour son nouveau directeur général, le Brésilien Roberto Azevedo. Son prédécesseur, le Français Pascal Lamy, avait échoué à faire avancer toutes discussions durant ses huit années de mandat.

Lotfi Lounes

Laisser un commentaire

Your email address will not be published. Required fields are marked ( required )