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Nigeria : le groupe islamiste Ansaru affaibli

Le groupe islamiste nigérian Ansaru, dissident de Boko Haram et lié à Al-Qaïda au Maghreb islamiste (Aqmi), a subi une lourde perte depuis l’arrestation au début du mois d’avril par l’armée nigériane de son chef, Khalid al-Barnawi, l’un des « terroristes » les plus recherchés par les Etats-Unis.

EL BARNAWI, un terroriste « transnational »

Al-Barnawi, 47 ans, de son vrai nom Usman Umar Abubakar, « était en haut de la liste des terroristes que nous recherchons », a précisé à l’AFP le porte-parole militaire. Originaire de la ville de Biu dans l’Etat de Borno (nord), il avait pris la tête d’Ansaru après la mort de son fondateur, Abubakar Adam Kambar, lors d’un raid militaire dans sa cachette de Kano, au nord du Nigeria, en mars 2012. La même année, le Département d’Etat américain avait inscrit les deux hommes sur sa liste des terroristes internationaux les plus recherchés, aux côtés d’Abubakar Shekau, le chef de Boko Haram.

ANSARU, une branche dissidente de BOKO HARAM

Ansaru est une branche de Boko Haram qui a fait dissidence en 2012, en raison de différends idéologiques et d’une rivalité entre Shekau et al-Barnawi, alors un de ses lieutenants. Al-Barnawi s’est entraîné en Afghanistan et en Algérie. Il a pris la tête d’Ansaru après la mort de son fondateur, Abubakar Adam Kambar, lors d’un raid militaire en mars 2012 sur sa cachette de Kano (Nord).

Le groupe est composé majoritairement d’anciens membres de Boko Haram, formés en Occident et entraînés dans les camps d’Aqmi du désert algérien, qui se sont désolidarisés de Boko Haram.

Aux attaques aveugles, ils préfèrent les meurtres médiatiques et les assauts ciblés sur les intérêts occidentaux. Ansaru n’est notamment illustré par de nombreux enlèvements d’Européens.

L’enlèvement le 19 décembre 2012 de l’ingénieur français Francis Collomb, à Rimi, dans l’État de Katsina, frontalier du Niger, avait aussi été revendiqué par ce groupe islamiste. Le Français avait réussi à s’échapper, seul, en novembre 2013.

Depuis 2009, le nord-est du Nigeria est la cible régulière d’attaques meurtrières commises par des combattants islamistes. L’insurrection du principal groupe armé, Boko Haram – qui a prêté allégeance à l’EI – aurait à elle seule fait déjà plus de 20 000 morts.

La rédaction

crédit image en une : @wikimedia

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