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Meurtre du populaire colonel Ndala en RDC: cinq condamnations à mort

Un officier congolais et quatre rebelles ougandais ont été condamnés à mort lundi pour l’assassinat du colonel Mamadou Ndala, symbole des progrès de l’armée en vue de pacifier l’Est de la République démocratique du Congo, RDC a-t-on appris de la cour ayant rendu le verdict.

La cour opérationnelle militaire du Nord-Kivu est arrivée à la conclusion que la mort du colonel Ndala avait été planifiée par des militaires congolais et exécutée par des rebelles ougandais des Forces démocratiques alliées (ADF), a indiqué à l’AFP le colonel Joseph Maya Mokako, premier président de cette juridiction.

Le procès des responsables de l’assassinat de ce jeune officier très apprécié de ses hommes et auréolé de plusieurs victoires contre la rébellion du Mouvement du 23 Mars (M23), défaite en novembre 2013, s’était ouvert à Beni, dans le Nord de la province du Nord-Kivu, début octobre.

Le lieutenant-colonel Birotso Nzanzu a été condamné à la peine capitale et radié de l’armée, a indiqué le colonel Maya Mokako, joint par téléphone de Goma, la capitale du Nord-Kivu.

Quatre ADF, dont leur chef, Jamil Mukulu, ont été condamnés à mort également, par contumace.

Un autre officier, le lieutenant-colonel Joker Kamuleta a été condamné à 20 ans de prison ferme, et un civil à 15 ans d’emprisonnement.

La cour a prononcé une dizaine d’autres peines allant d’un à cinq ans d’emprisonnement et a acquitté cinq personnes dont le lieutenant-colonel Tito Bizuru, ancien commandant de la place militaire de Beni, et son adjoint, ainsi que le capitaine Moïse Moussa Banza, ex-aide de camp de Ndala, qui était poursuivi pour vol d’effets personnels du colonel défunt.

Les colonels Nzanzu et Kamuleta ainsi que le civil condamné à 15 ans de prison ont été arrêtés au cours du procès après avoir été mis en cause par d’autres accusés ou prévenus.

Chef du 42e bataillon commando de l’Unité de réaction rapide congolaise, le colonel Ndala a été tué le 2 janvier par un tir de roquette ayant visé son véhicule dans les environs de Beni peu après avoir quitté cette ville, alors que l’armée se préparait à lancer une opération contre les ADF, installés en RDC depuis 1995, et auteurs de massacres ayant coûté la vie à plus de 120 civils en octobre et novembre dans la région de Beni.

Agé de 35 ans, le colonel Ndala avait réconcilié de nombreux habitants du Nord-Kivu avec une armée congolaise généralement réputée pour son inefficacité, son indiscipline et les mauvais traitements infligés à la population civile. Il a été élevé au grade de général à titre posthume.

La justice a fait son travail […] nous sommes satisfaits, a déclaré à l’AFP un officier supérieur d’un bataillon de commandos posté au Nord-Kivu, sous le couvert de l’anonymat.

Nous voulons que les peines prononcées soient exécutées, a dit un autre officier supérieur ayant servi sous les ordres du colonel Ndala.

La RDC applique un moratoire sur l’exécution des condamnations à mort et celles-ci sont systématiquement commuées en peine de détention à vie.

(AFP)

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