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Maroc : un tremplin vers un marché africain en pleine croissance

Fort de ses 500 accords de coopération économique avec d’autres pays africains, le Maroc représente une porte d’entrée de premier choix pour les entreprises françaises. En effet, en perte de vitesse ces dernières années au Maroc, elles ont décidé de repartir à la conquête de ce pays considéré comme un tremplin vers les marchés d’Afrique subsaharienne.

Redynamiser les relations

La France, détrônée par l’Espagne, a été pendant longtemps le premier partenaire commercial du Maroc. Si, en 2012, un millier d’entreprises françaises étaient présentes au Maroc, elles ne sont plus que 750 aujourd’hui .D’ailleurs, la France est passée de 20 % de part de marché au Maroc dans les années 2000 à 13-14 % aujourd’hui. Alors qu’entre 2004 et 2014, le montant global des échanges commerciaux entre le Maroc et le continent africain a augmenté de 13 % en moyenne annuelle pour se situer à 37,6 milliards de dirhams (3,46 milliards d’euros).

Les entreprises françaises ont donc tout intérêt à profiter des relations privilégiées du Maroc avec ses partenaires africains pour faire avec des sociétés marocaines du « co-investissement » sur le continent. Un objectif qu’elles s’étaient déjà fixé depuis des années mais qui avait pâti d’un relatif refroidissement des relations commerciales entre les deux pays.

De nouveaux projets au moindre coût

Le cabinet de conseil Talan prépare son « arrivée » sur le sol marocain. Le groupe a déjà un pied dans le continent, avec une filiale en Tunisie, mais il voit dans la population du royaume un nouveau « vivier de compétences », moins coûteux qu’en France, qui pourra ensuite être mobilisé pour travailler en Afrique sub-saharienne.

Le groupe français d’équipements de sport Décathlon est déjà passé à l’action en implantant une plateforme logistique, près du port de Tanger Med, pour réceptionner des conteneurs chargés de ses produits avant de les réexporter par la suite, vers les pays africains.

Au-delà des grands groupes, une kyrielle d’entreprises françaises de plus petite taille cherchent aussi à s’implanter au Maroc. Conscient de cette tendance, l’Institut national français) des sciences appliquées (INSA) a ouvert une antenne à Fès dans le centre du Maroc.

En effet, beaucoup de cadres africains viennent se former au Maroc, où le coût de la vie est moindre qu’en France. Et pour eux, c’est aussi la possibilité d’avoir une première expérience professionnelle avec des acteurs européens.

La rédaction

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