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Le Maroc se finance de plus en plus sur son marché domestique

Malgré un faible taux de croissance au Maroc, le déficit a reculé de 0,1 point grâce à un effort dans la collecte des impôts et la maîtrise des dépenses. Le royaume continue cependant de s’endetter, surtout sur son marché domestique, pour couvrir ses besoins de financement.

Par Ali Bada au Maroc

En 2016, le Maroc a enregistré un déficit budgétaire de 4,1% du PIB, en légère baisse de 0,1 point par rapport à l’année précédente. Selon la Direction du Trésor et des finances extérieures qui publie ces chiffres, les recettes ordinaires, hors TVA bénéficiant aux collectivités locales, se sont élevées à 218,9 milliards de DH, augmentant de 3,7% d’une année à l’autre. Cette amélioration est attribuée au bon comportement des recettes fiscales qui ont progressé de 4,1% et, dans une moindre mesure, aux recettes non fiscales également en hausse de 1,7%.

Cette évolution favorable des recettes fiscales tient essentiellement aux impôts directs qui ont progressé de 4,9%, à 84,8 milliards de DH. Dans le même temps, les impôts indirects ont évolué de 2%, à 79,2 milliards de DH, et les droits d’enregistrement et de timbre de 3,1%, à 16,6 milliards. Les droits de douanes sont à l’avenant. Le montant collecté est passé de 7,7 milliards de DH à 9 milliards entre 2015 et 2016. Par rapport aux prévisions de la loi de Finances, le taux de réalisation des recettes fiscales est de près de 99%.

La dette du Trésor représente 64,8% du PIB

En face, les dépenses ont totalisé 263,8 milliards de DH contre 259,5 milliards en 2015, soit une hausse de 1,7%.
Dans ce poste, les ordinaires ont presque stagné à 201 milliards de DH. Cette situation est imputée aux dépenses en biens et services qui se sont stabilisées à 159,4 milliards de DH sous l’effet conjugué de la hausse des charges de personnel (salaire) de 1,3%, à 104,3 milliard, et de la baisse de 2,7% des dépenses au titre des autres biens et services, 55 milliards.

Parallèlement, les intérêts de la dette publique ont fléchi de 191 millions de DH dans le sillage de ceux de la dette extérieure qui se sont érodés de 204 millions de DH.

En 2016, la dette du Trésor  a grimpé de 4,5%, à 657,4 milliards de DH. Le taux d’endettement s’est ainsi établi à 64,8% du PIB au lieu de 64,1% en 2015.

A ce propos, on relève que le Maroc se refinance de plus en plus sur son marché domestique. En effet, l’alourdissement du poids de la dette est surtout le fait des émissions intérieures en hausse de 5,3%, à 514,6 milliards de DH. En revanche, le stock de la dette extérieure n’a progressé que de 1,4%, à 142,8 milliards de DH.

Si l’on prend en considération la dette des entreprises et établissements publics, la dette publique totale s’établit cependant à 827 milliards de DH, en progression de 4,8% par rapport à l’année précédente.

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