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Maroc : légère hausse du chômage au premier trimestre

L’économie du Maroc a créé 109 000 emplois entre les premiers trimestres 2016 et 2017. Insuffisant pour faire baisser le taux de chômage qui s’est au contraire apprécié, passant de 10,4% à 10,7%.

Par Ali Bada

En principe, les décideurs marocains, publics et privés, doivent applaudir des deux mains. Entre le premier trimestre 2016 et celle de l’année en cours, l’économie a créé 109 000 emplois, dont 62 000 en milieu urbain et 47 000 en milieu rural. Par secteur, les services ont créé 45 000 emplois, le groupe agriculture, forêt et pêche 28 000, le BTP 20 000 et l’industrie, artisanat compris, 16 000. A pareille époque de l’année précédente, 13 000 emplois avaient été détruits. Ce sont les chiffres communiqués par le Haut commissariat au plan (HCP).

Reste que ces résultats, somme toute appréciables, sont relativisés par l’évolution de la courbe du chômage que les observateurs ont l’habitude de scruter. Le taux est en effet en hausse de 0,3 point par rapport au premier trimestre 2016, à 10,7%.

Cette hausse du taux de chômage est expliquée par une augmentation de 5,1% du nombre de demandeurs d’emploi – la situation est déclarative. Dans le même temps, la population active a aussi augmenté, mais mois rapidement, de 1,44% à 12,06 millions d’individus.

Les femmes, les jeunes et les diplômés toujours très touchés

Avec un taux de 15,7%, en hausse de 0,7 point par rapport à la même période de l’année précédente, le chômage reste prépondérant en milieu urbain. En milieu rural, il ne touche que 4,2% de la population active, contre 4,1% un an plus tôt.

Naturellement, le chômage touche davantage les femmes (14,7%) que les hommes (9,4%). Il est également très présent chez les jeunes de 15 à 24 ans (25,5%) et de 25 à 34 ans (16,6%).

Selon le niveau de formation, les diplômés sont les premières victimes. Structurellement, ils ont du mal à embaucher faute de postes à leur niveau ou parce que leur formation est inadaptée. Au premier trimestre, ils étaient 18,5% dans leur catégorie à chercher un emploi. Le phénomène est plus prononcé en ville (20,7%) qu’en campagne (10,7%). En revanche, les sans diplôme souffre moins dans une économie qui a encore besoin de bras dans les activités peu qualifiées. Dans cette catégorie, ils ne sont que 4,3% à chercher un emploi, le même niveau qu’à fin mars 2016.

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