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Le Maroc a enfin un nouveau gouvernement

Au Maroc, on connaît désormais la composition de la nouvelle équipe dirigée par Saâd- Eddine El Othmani du Parti de la Justice et du Développement (PJD) vainqueur des dernières élections législatives d’octobre 2016 a été rendue publique mercredi 5 avril.

Par Ali Bada au Maroc

Après six mois d’attente le Maroc vient d’avoir un gouvernement issu des dernières élections législatives d’octobre 2016 remportées en 2016 par le Parti de la Justice et du développement (PJD). Ce gouvernement dirigé par Saâd- Eddine El Othmani, issu du parti de la mouvance islamiste, a été installé ce mercredi 5 avril par le Roi Mohammed qui a reçu comme le veut le protocole, tous les membres.

L’attente était due au long bras de fer entre l’ex premier ministre Abdellilah Benkirane, finalement démis, et ses potentiels alliés, en particulier le RNI (Rassemblement national des indépendants).

La nouvelle équipe constituée de six partis (PJD, RNI, PPS, USFP, UC et MP) compte un ministre d’Etat en la personne de Mustapha Ramid (PJD), ex ministre de la justice et des libertés, qui hérite du portefeuille des Droits de l’Homme, 17 ministres, 6 ministres délégués et 13 secrétaires d’Etat.

La plupart des poids lourds de l’ex gouvernement gardent leur portefeuille, avec parfois une extension des attributions.
Aziz Akhannouch (RNI) que l’on dit proche de Mohammed VI reste ministre de l’Agriculture et de la pêche maritime, domaines auxquels il a été adjoint le Développement rural et les Eaux et Fôret.

Mohamed Boussaid (RNI) garde les Finances et l’économie.

Moulay Hafid Elalamy (RNI), grand ordonnateur des écosystèmes, continuera sa mission à la tête ministère de l’Industrie, de l’investissement, du commerce et de l’économie numérique.

Abdelkader Amara (PJD) remplace Aziz Rebah (PJD) au ministère de l’Equipement, du transport, de la logistique auquel est rattaché l’Eau et lui cède le fauteuil  l’Energie, des mines et du développement durable. Un échange en quelque sorte. Bassima El Hakkaoui (PJD) que l’on disait sur le départ reste à la tête du ministère de la Famille, de la solidarité, de l’égalité et du développement social.

El Houcine Louardi (PPS) rempile à la Santé. Nabil Benabdallah, patron du PPS, renforce ses positions avec un gros département qui couvre l’Aménagement du territoire national, de l’urbanisme, de l’habitat et de la politique de la ville.

La grande surprise de ce gouvernement est la nomination du jeune Nasser Bourita (sans étiquette) à la tête des Affaires étrangères, un ministère très sensible.

L’homme des missions difficile, Mohamed Hassad (sans étiquette), quitte l’Intérieur pour l’Education nationale, la formation professionnelle, l’enseignement supérieur et la recherche scientifique. Il aura du pain sur la planche dans un secteur en proie à une crise profonde.

Il cède sa place à Abdelouafi Laftit (sans étiquette), jusque-là wali de la région Rabat-Salé-Kénitra et gouverneur de Rabat.
Autre fait marquant, l’ancien maire de Casablanca et patron de l’Union constitutionnelle (UC), Mohamed Sajid, entre dans le gouvernement pour prendre le portefeuille du Tourisme, du transport aérien, de l’artisanat et de l’économie sociale.

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