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Mandela : la Palestine et l’Algérie perdent un ami fidèle

Les pays arabes ont toujours soutenu son combat et ses idées, de la prison où il était enfermé durant 27 ans, jusqu’à sa mort. Nelson Mandela le leur a bien rendu après sa libération en 1990. C’est avec l’Algérie et la Palestine que les liens étaient les plus forts.
En 1960, après avoir constaté l’échec de la lutte pacifique pour mettre fin au régime raciste de l’apartheid, Madiba lance la branche armée de l’ANC, le Congrès national africain . Pour se préparer au combat il suit une formation militaire, et c’est en Algérie qu’il va. En 1961 c’est aux côté du célèbre général Mohamed Lamari qu’il apprend à se battre. Nelson Mandela restera en Algérie plusieurs semaines parmi les troupes de l’Armée de Libération Nationale, l’ALN, avant de rentrer en Afrique du Sud. Très rapidement, il devient l’ennemi numéro 1 dans son pays et est arrêté en 1963.

Durant ses années de captivité, les nations arabes s’exprimeront régulièrement pour condamner le régime sud-africain. L’Algérie ira même jusqu’à financer la formation militaire des sud-africains de l’ANC, alors organisation politique déclarée illégale et qui poursuivra son combat jusqu’à la fin de l’apartheid. L’Algérie qui n’a jamais lâché Madiba, obtient même en 1974, avec un très large soutien, l’exclusion de l’Afrique du sud de l’assemblée générale de l’ONU. Suite à sa libération, Mandela se rendra à Alger pour remercier ceux qui l’ont soutenu durant des années sans faillir. Après avoir mis fin au régime de l’apartheid celui qui devient prix Nobel de la paix en 1993 s’engage pour un autre combat, la Palestine.

« Notre liberté ne sera pas complète sans la liberté des Palestiniens »

Madiba se rend dans les territoires palestiniens en 1999, quelques mois après avoir quitté le pouvoir. Acclamé par la foule, il est reçu par Yasser Arafat dont il soutient le combat. Durant cette visite, il exhorte les palestiniens à ne pas se décourager. Il avait déjà auparavant fait une déclaration qui l’avait encore un peu plus érigé au rang d’icône, « la révolution sud-africaine n’aura pas atteint son but tant que le peuple palestinien n’aura pas obtenu sa liberté ». Mais Mandela ne s’arrête pas là. Au début des années 2000, il réitère son soutien et attaque violemment Israël. Il considère alors que Tel Aviv a mis en place un régime similaire à celui de l’apartheid qui existait en Afrique du Sud. Selon lui Israël « a privé des millions de Palestiniens de leur liberté et leur propriété en perpétuant la discrimination raciale ».

Lors de la mort du dirigeant palestinien Yasser Arafat, le 11 novembre 2004, Nelson Mandela, avait rendu hommage au « plus remarquable combattant de la liberté de cette génération ». C’est donc naturellement que le successeur d’Arafat, Mahmoud Abbas, a salué celui qui était pour lui « un symbole de la libération du colonialisme et de l’occupation pour tous les peuples aspirant à la liberté ».

Mehdi Belkacem

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