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Mali : transfert d’argent, la diaspora privée d’Orange Money

La Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO) interdit désormais les transferts de fonds entre les pays de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA) et la France, via la société de téléphonie Orange dont relève Orange Money. Orange Money est un système électronique de transfert d’argent. Le service est bien prisé au Mali.

Par Abdoulaye Diakité, correspondant à Bamako

Membre de l’UEMOA, pour lequel la BCEAO a interdit, fin février, des transferts d’argent avec la France, le Mali qui a une forte diaspora établie en France en souffre beaucoup parce que ce système de transfert d’argent est à la fois pratique et moins coûteux. Depuis la semaine dernière, la mesure est effective au Mali.

« Désormais c’est interdit d’envoyer ou de recevoir de l’argent par Orange Money en France. Ce n’est plus possible », estime à Bamako, un responsable de kiosque de services de paiement mobile de l’opérateur de téléphonie Orange.

Il a refusé un transfert international d’argent à un client ce lundi 13 mars 2017. La société pour laquelle il travaille, Orange Money, s’est vue interdire le service par la Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest.

La BCEAO argumente que le service Orange Money est autorisé dans et entre les pays membres de l’Union Economique et Monétaire Ouest-africaine (UEMOA). Mais la société Orange n’a pas de licence pour faire ou recevoir des transferts internationaux, notamment de la France.

Un cadre de la BCEAO explique qu’un opérateur, émetteur de monnaie électronique, est différent d’une banque autorisée à effectuer des transferts internationaux.

Pour Pierrette-Véronique Sidibé, ancienne directrice d’Orange Money et aujourd’hui Directrice générale du CICB, c’est la société de téléphonie Orange qui possède la licence en question parce que Orange Money relève d’elle. « Maintenant, est-ce à dire que la licence n’a pas été renouvelée, je ne saurais le confirmer ».

Après la suspension de ce service, des propriétaires de kiosques de transfert se plaignent car, le service suspendu entraîne un manque à gagner. Les citoyens également recevaient par ce canal de l’argent de la très grande diaspora malienne en France. Maintenant, il va falloir recourir à d’autres services qui m’ont pas forcément les mêmes avantages.

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