Afrique Inside Un média 100% numérique
You are here:  / International / L’Ukraine déchirée entre l’Union européenne et le grand frère russe

L’Ukraine déchirée entre l’Union européenne et le grand frère russe

L’opposition pro-européenne ou le pouvoir pro-russe, qui cédera le premier ? La question taraude les Ukrainiens et la communauté internationale à l’heure où aucune des deux parties n’est prête à céder dans ce conflit. Alors que les manifestants se préparent de nouveau à se rassembler, le pouvoir de son côté, tente de ne pas perdre la main en cherchant un nouvel appui de la Russie. La rencontre entre le président Vicktor Ianoukovitch et son homologue russe, Vladimir Poutine a finalement bien eu lieu mardi dernier au grand dam des manifestants. Cette entrevue entre les deux hommes a abouti à la mise en place d’un accord permettant à l’Ukraine de bénéficier d’une reconversion quasi-totale de sa dette en un investissement estimé à 15 milliards de dollars et une baisse tarifaire substantielle du prix du gaz livré par Moscou.

Le Gaz au cœur du conflit

Cet accord permet au pouvoir ukrainien de surmonter sans encombre les difficultés économiques que traverse actuellement le pays mais accentue de facto sa dépendance vis-à-vis de son voisin russe. Principal fournisseur de gaz de l’Ukraine, la Russie réussit ainsi à maintenir la pression sur le gouvernement de Kiev pour éviter toute alliance avec l’Union européenne et le FMI en utilisant son matelas de devises et sa puissance énergétique. Le mauvais souvenir de la rupture des approvisionnements gaziers russes en janvier 2009 semble avoir poussé l’Ukraine à ne pas, une nouvelle fois, franchir la ligne rouge avec son voisin de l’est. L’Union européenne dépendante également de ce réseau d’approvisionnement en gaz semble pour l’instant contrainte de ne pas piper mot afin de ne pas revivre une crise énergétique de la même ampleur qui pourrait également mettre en péril son économie déjà fragile.

Les manifestants pro-européens indignés par ce nouveau rapprochement entre le pays et la Russie ne désarment pas pour autant et semblent décidés à poursuivre leur mouvement malgré les accords conclus en coulisse.

Malik Acher

Laisser un commentaire

Your email address will not be published. Required fields are marked ( required )