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L’UA évalue le devenir de ses infrastructures en Afrique à Lomé

Lomé la capitale du Togo abrite du 13 au 17 mars 2017 la première session ordinaire du Comité technique spécialisé de l’UA (Union africaine) sur le transport, les infrastructures transcontinentales et interrégionales, l’énergie et le tourisme. Une session co-organisée par le Gouvernement togolais, la BAD (Banque africaine de développement) et la CEA (Commission économique des Nations Unies pour l’Afrique).

Par Emmanuel-Gaël Gade & Dodo Abalo, correspondants à Lomé

Organisée autour du thème «Financement des infrastructures en Afrique», cette réunion du CTS en terre togolaise a pour principal objectif d’évaluer les progrès et résultats concrets enregistrés en matière de financement des grandes infrastructures, notamment celles priorisées dans le PIDA/PAP (Plan d’action prioritaire du programme de développement des infrastructures en Afrique). Une priorisation issue de décisions et de consensus panafricains sur l’investissement dans la préparation, la structuration, la mise en œuvre de projets d’infrastructures résilients aux changements climatiques et l’atténuation des risques y afférant.

Le PIDA/PAP se veut un plan Marshall panafricain s’étalant sur la période 2012-2040. Il a été bâti via une étroite collaboration entre BAD, l’UA, la CEA et le NEPAD (Nouveau partenariat pour le développement de l’Afrique). Dans son discours d’ouverture solennelle de cette session du CTS, le Chef de la diplomatie togolaise, Pr Robert Dussey, a rappelé que «la question du financement des infrastructures demeure une préoccupation majeure pour l’Afrique qui se veut, à l’horizon 2063, unie, prospère  et intégrée». Dans cette optique, a-t-il poursuivi «il faudra accroître des investissements dans la construction des infrastructures durables et améliorer les PPP (Partenariats publics et privés) en Afrique, afin de pouvoir relever les grands défis auxquels le continent est confronté».

S’inscrivant dans une démarche de prospective économique, Robert Dussey a en outre rappelé qu’«investir dans les infrastructures sûres, innovantes et en parfaite adéquation avec nos ambitions légitimes de développement durable constitue le meilleur moyen de nous préparer efficacement à valoriser les potentialités énormes dont disposent le continent africain pour promouvoir le commerce et le tourisme comme facteur clé de son développement». Un point de vue qu’épouseront dans leurs grandes lignes les interventions des représentants de la BAD et de la CEA qui assistaient également à cette séance d’ouverture.

Environ 300 spécialistes de la thématique des infrastructures prennent part à cette réunion de Lomé. Ils verseront le 17 mars 2017 les fruits de leurs réflexions à la réunion des ministres africains de l’UA en charge des Infrastructures. Une réunion dont les travaux clôtureront cette première session du CTS de l’UA sur les infrastructures. Les CTS constituent des organes techniques importants de l’UA créés en vertu de l’article 25 du traité de l’organisation panafricaine instituant les Communautés économiques africaines via le traité d’Abuja de 1991.

crédits images : @afriqueinside

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