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Libye : Tripoli doit abriter le futur gouvernement d’union selon l’ONU

Le chef de la mission de l’ONU en Libye, Martin Kobler, a insisté lundi sur la nécessité que la capitale libyenne Tripoli abrite le siège du gouvernement d’union nationale, tandis que le France écarte toute intervention sur le terrain comme envisagée par les Etats-Unis pour combattre DAESH.

« Il est nécessaire d’avancer dans le processus politique et d’installer le gouvernement à Tripoli et non dans d’autres endroits », a déclaré M. Kobler à son arrivée à Alger, deux semaines après le rejet par le parlement libyen d’une proposition relative à la composition du gouvernement.

Pour lui, « le gouvernement doit servir le peuple et doit être sur le terrain à côté de son administration. « C’est pourquoi il est essentiel de renforcer la position du premier ministre et d’aller à Tripoli », a-t-il expliqué.

Le médiateur onusien a souligné que la Libye partage de longues frontières avec ses voisins, avec « une situation instable à cause du vide politique et militaire », ajoutant que ce pays souffre du danger de la présence croissante du groupe « terroriste » de l’Etat Islamique (DAECH).

L’ONU s’efforce à unifier les deux autorités rivales dans un gouvernement d’union nationale en vertu d’un accord de paix signé mi-décembre au Maroc par des parlementaires, des personnalités politiques et des représentants de la société civile issus des deux camps.

La Libye est en proie depuis plus d’une année et demie à un conflit entre deux autorités autour du pouvoir qui a entrainé le pays vers une anarchie sécuritaire et politique ayant favorisé la venue de groupes intégristes dont le plus important est DAECH. Ce groupe contrôle la ville de Syrte (450 kilomètres à l’est de Tripoli) et cherche à s’étendre vers d’autres zones.

Pour stopper l’avancée du groupe terroriste en Libye, les Etats-Unis envisagent une intervention militaire. La question est posée à Rome où se réunissent ce mardi plusieurs pays. Cette réunion rassemble des ministres des Affaires étrangères ou des représentants de 23 pays, en présence de l’Américain John Kerry, pour faire le point sur la lutte contre l’EI, qui semble avoir cédé du terrain en Syrie et en Irak mais se renforce en Libye.

En marge de la réunion, le ministre français des Affaires étrangères, Laurent Fabius, a démenti mardi toute velléité de la France d’intervenir militairement contre l’organisation Etat Islamique (EI) en Libye;

Si pour l’heure il ‘est pas question d’intervenir en Libye, la priorité reste une solution politique au chaos qui règne dans le pays. Première étape: la formation du gouvernement d’union à Tripoli. Ensuite, l’idée d’une intervention militaire internationale contre Daesh pour soutenir le futur gouvernement ne serait pas exclue selon de nombreux observateurs. Plusieurs pays africains dont le Niger et le Tchad ont déjà alerté sur la nécessité de stopper l’avancée de l’Etat islamique en Libye.

La rédaction avec AFP

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