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Libye : l’UE sanctionne les opposants au nouveau gouvernement d’union

En Libye, les tensions politiques autour du nouveau gouvernement d’union nationale suscitent l’inquiétude de la communauté internationale qui a pris des sanction contre les figures qui refusent le nouveau cabinet d’union.

le chef du gouvernement non reconnu par la Communauté internationale, Khalifa al-Ghwell , a appelé le chef du gouvernement d’union nationale, Faez Sarraj, arrivé mercredi à Tripoli, à quitter la ville immédiatement

« Ceux qui sont entrés clandestinement doivent se rendre ou revenir là où ils étaient », a lancé M. Ghouil dans un communiqué qu’il a lu à la télévision. Il a ajouté : « votre entrée est illégale et vous assumez la responsabilité de ses conséquences légales, morales et juridiques ».

M. Sarraj qui bénéficie de l’appui des Nations Unies était arrivé mercredi dans la capitale libyenne en compagnie de certains membres de son gouvernement en dépit de l’opposition des autorités rivales dans le pays.

Par ailleurs, la France a fait savoir qu’elle apportera son appui total au gouvernement d’union nationale.

« Je suis heureux de cette décision courageuse », a dit le ministre français des affaires étrangères, Jean Marc Ayrault, exhortant toutes les institutions libyennes à soutenir les nouvelles autorités.

Il a ajouté que le gouvernement de M. Sarraj peut compter sur l’appui total de la France pour faire face aux défis qu’il affronte et dont, en premier lieu, le besoin urgent de faire barrière devant la progression du groupe Etat Islamique (DAECH).

Quand à elle, l’Union européenne a adopté jeudi des sanctions contre trois responsables libyens pour leur attitude d’obstruction vis-à-vis du gouvernement d’union nationale, qui essaie d’installer son pouvoir à Tripoli malgré l’opposition des autorités gouvernant la capitale. Les sanctions visent notamment Aguila Saleh, le président du parlement de Tobrouk (est), une assemblée qui n’a jamais formellement voté la confiance au gouvernement d’union de Fayez al-Sarraj.

Elles ciblent aussi deux poids lourds des autorités de Tripoli, non reconnues par la communauté internationale et qui ont sommé M. Sarraj de quitter la capitale dès son débarquement mercredi: le président du Parlement de Tripoli, Nouri Abou Sahmein, et le chef du gouvernement, Khalifa al-Ghwell.

Les sanctions entreront en vigueur avec leur publication au Journal officiel de l’UE vendredi, selon les deux sources européennes.

Elles consistent en une interdiction de voyager dans l’UE et un gel des avoirs dans l’UE, ce qui peut jouer car il semblerait qu’ils ont des avoirs à Malte, a expliqué une des sources européennes à l’AFP, la deuxième précisant que la décision avait reçu l’assentiment écrit des 28 Etats membres de l’Union.

M. Sarraj est arrivé mercredi matin à Tripoli à bord d’un navire militaire libyen qui a accosté dans une base navale, depuis la Tunisie voisine.

La situation s’était tendue dans la capitale mercredi soir lorsque des tirs d’origine indéterminée ont été entendus et des hommes armés sont entrés de force au siège d’une télévision dont la retransmission a été interrompue.

Mais Tripoli offrait jeudi un visage quasi-normal: les commerces et banques ont rouvert, des agents de police étaient postés aux carrefours et les vols ont repris à l’aéroport de Metiga après avoir été suspendus la veille pour raisons de sécurité.

La rédaction avec APA et AFP

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