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Libye: l’or noir au compte-gouttes

Deux ans après la chute de Kadhafi, le gouvernement libyen peine toujours à asseoir son autorité à travers le pays . Depuis plus de six mois, des autonomistes armés bloquent les principaux terminaux pétroliers du pays situés en Cyrénaïque, région orientale, concentrant les plus importantes réserves en pétrole du pays. Une situation désastreuse pour l’économie libyenne qui tire essentiellement ses revenus de l’exportation des hydrocarbures. A la suite de ce blocus, la production de brut s’est effondrée, passant d’un million et demi de barils à moins de 250 000 barils par jour entraînant une chute de 40 % des entrées en devises.

Ce bras de fer entre la Cyrénaïque et le pouvoir central n’est pas nouveau, plusieurs tribus avaient déjà revendiqué l’autonomie de la région peu de temps après la prise de fonction du Conseil national libyen de transition (CNT). En juin dernier, des activistes étaient passé au stade supérieur en déclarant publiquement son autonomie. Le Premier ministre Ali Zeidan a de son côté d’ores et déjà prévenu que le gouvernement n’hésiterait pas à employer la force pour mettre fin au blocus qui paralyse l’économie du pays. Il a néanmoins envoyé une délégation composée notamment de tribus auprès des contestataires afin d’obtenir la réouverture des terminaux pétroliers.

La difficulté de mettre en place une armée et une police censées imposer l’autorité de l’Etat, à travers un territoire fonctionnant encore sous des logiques tribales, reste un problème majeur pour le gouvernement intérimaire qui peine à parachever la nouvelle constitution. Entre centralisme et fédéralisme, l’état libyen se cherche encore.

Malik Acher

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