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Le Congo « verrouillé »pour la présidentielle

Au Congo, plus de 2,1 millions d’électeurs  sont appelés aux urnes pour choisir le futur président de la République parmi les neuf candidats en lice, dont le président sortant Dénis Sassou Nguesso, au pouvoir depuis 32 ans. Un jour de vote placé sous très haute sécurité.

Les télécommunications sont coupées au Congo où se déroule le scrutin présidentiel. Une mesure de sécurité et de sûreté  nationale selon les autorités prévue ce dimanche et lundi. Par ailleurs, les frontières nationales terrestres, aériennes et maritimes congolaises sont fermées ce dimanche 20 mars. La circulation des automobiles, les manifestions publiques et les attroupements, la tenue des marchés, le port des armes de toutes catégories sauf autorisation particulière, ainsi que l’ouverture des débits de boissons et autres établissements commerciaux, sont également interdits, au cours de cette journée.Ce qui en dit long sur l’atmosphère tendue en ce jour de scrutin.

Au Total, on compte  5.365 bureaux de vote, dont 790 à Brazzaville déployés par l’administration électorale dans les 111 circonscriptions électorales disséminées à travers les 12 départements que compte le Congo. Le vote est supervisé par 360 observateurs nationaux et plus de 600 observateurs internationaux.

A noter que l’Union européenne a renoncé à envoyer des observateurs, jugeant  que les conditions pour un scrutin transparent et démocratique ne sont pas réunies.

L’Union africaine a envoyé une mission d’observation électorale de l’UA d’une trentaine de personnes dirigée par  l’ancien Premier ministre de Djibouti, Dileita Mohamed Dileita. Ce dernier  a souhaité vendredi « des élections libres et transparentes » en adressant également un message d’apaisement  à  l’opposition.

L’actuel président Denis Sassou Nguesso cumule 32 ans de pouvoir. A la tête du Congo de 1979 à 1992 sous le régime du parti unique, M. Sassou Nguesso était revenu aux affaires par les armes en 1997, avant d’être élu en 2002 et réélu en 2009 lors d’élections contestées par l’opposition. Sa candidature a été rendue possible par un changement de Constitution ayant fait sauter les deux verrous qui l’empêchaient de se représenter.

Face à lui, huit autres candidats : Joseph Kignoumbi Kia Mboungou, indépendan , André Okombi Salissa Initiative pour la démocratie au Congo (IDC) , Claudine Munari Mabondzo, Mouvement pour l’unité, la solidarité et le travail (MUST), Michel Mboussi Ngouari , Convention des partis républicains (Copar) Anguios Nganguia Engambé, Parti pour l’action de la République (PAR), Pascal Tsaty Mabiala  Union panafricaine pour la démocratie sociale (UPADS), Jean-Marie Mokoko, indépendant, Guy Brice Parfait Kolelas, Mouvement congolais pour la démocratie et le développement intégral (MCDDI).

Parmi eux,  cinq candidats du pacte anti-Sassou – Guy-Brice Parfait Kolélas, Jean-Marie Michel Mokoko, Claudine Munari, André Okombi Salissa et Pascal Tsaty Mabiala – ont créé une « commission technique » parallèle pour surveiller le scrutin. Cité comme le principal challenger du président DSN,  Jean-Marie Michel Mokoko a dénoncé de multiples convocations judiciaires visant à l’empêcher  de se présenter.

La rédaction

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