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L’Africa code week relève le défi de former un demi-million de jeunes au numérique

Le lancement officiel de l’édition 2017 d’Africa Code Week a eu lieu ce lundi à Flic-En-Flac, à Maurice. Désormais dans sa troisième année, Africa Code Week a pour but de former la jeunesse africaine au langage informatique, avec une attention particulière portée cette année sur la formation des filles.  

Par la rédaction

Lancé en 2015 par SAP et son département Responsabilité sociétale d’entreprise en Europe, Moyen-Orient et Afrique en synergie avec de nombreux partenaires publics et privés, l’initiative compte initier pas moins de 200 000 enseignants et 5 millions de jeunes au cours des dix prochaines années. En 2016, plus de 426 000 jeunes Africains de 30 pays ont ainsi pu apprendre les bases de la programmation informatique dans le cadre d’Africa Code Week – dépassant largement les objectifs initiaux qui étaient de 150,000 jeunes formés. Cette année, SAP s’est fixé pour objectif de former 500 000 jeunes sur 35 pays africains entre le 18 et le 25 octobre. « En les accompagnant dans l’apprentissage de cette nouvelle langue vivante qu’est le code, Africa Code Week permet aux jeunes Africains de saisir les opportunités sans précédent que leur réserve la révolution numérique et de devenir acteurs de l’économie mondiale du savoir, » explique Claire Gillissen-Duval, Directrice de la Responsabilité sociétale d’entreprise en Europe, Moyen-Orient et Afrique chez SAP et Chef de la délégation Africa Code Week. 

D’ici 2040, la population active du continent africain devrait dépasser le milliard d’individus. « La fracture des compétences technologiques à l’échelle mondiale représente, pour l’Afrique, une opportunité sans précédent de devenir le principal contributeur de l’économie mondiale, » ajoute Clas Neumann, Vice-président sénior et Chef de la Stratégie des marchés à forte croissance chez SAP. « Or le manque de formations accessibles en sciences, technologie, ingénierie et mathématiques (STEM) pourrait entraver la capacité du continent à préparer ses jeunes aux enjeux de l’économie numérique. Africa Code Week est une façon d’atteindre les zones les plus reculées du continent et d’éveiller les jeunes aux opportunités que seul le monde numérique est à même de leur offrir. Notre espoir : donner envie aux jeunes Africains de poursuivre des carrières qui leur permettront d’être acteurs de la grande transformation numérique du continent. » 

Une plateforme pour les services en Afrique 

Depuis son indépendance en 1968, la République de Maurice a connu une transformation économique tout à fait remarquable. Le pays est passé d’une économie à faibles revenus principalement tournée vers l’agriculture à une économie à revenus intermédiaires, de plus en plus diversifiée autour de secteurs particulièrement dynamiques comme le sucre, le tourisme, l’hôtellerie, les TIC, ou encore l’immobilier. L’Ile Maurice occupe d’ailleurs la première place africaine dans l’Indice mondial de la compétitivité établi par le World Economic Forum, ainsi que dans l’indice de développement humain établi par le Programme des Nations Unies pour le Développement. Enfin, avec l’Indice de Développement des TIC le plus élevé d’Afrique, la République de Maurice continue de montrer l’exemple en matière d’intégration des TIC comme accélérateur de croissance socio-économique. 

Les dernières données gouvernementales indiquent que près d’un tiers des étudiants mauriciens sont inscrits dans une filière STEM. Pourtant, selon la Présidente Ameenah Gurib-Fakim, l’impact exercé par la main-d’œuvre du secteur demeure limité de par ses difficultés à rassembler suffisamment de talents pour atteindre de nouveaux sommets. « Il n’existe qu’un seul moyen de transformer l’extraordinaire vivier des jeunes talents africains en opportunités de croissance et de paix sociale sans précédent : l’éducation, » précise-t-elle. « La République de Maurice soutiendra et participera à l’initiative Africa Code Week cette année et je me réjouis à l’idée de travailler avec l’ensemble des partenaires des secteurs public et privé pour promouvoir le développement des compétences STEM auprès des jeunes de mon pays et du continent africain dans son ensemble. » 

La question de l’égalité des sexes  

Idées reçues et obstacles culturels à l’appui, les femmes sont aujourd’hui 1,6 fois plus susceptibles que les hommes de souffrir du manque de compétences nécessaires à leur prise de participation active à l’économie numérique. « Si l’Afrique veut réaliser son plein potentiel et fournir la main-d’œuvre qui sera le moteur de l’économie mondiale de demain, nous devons nous mobiliser davantage pour former les jeunes femmes aux compétences numériques et ainsi améliorer leurs perspectives professionnelles, » précise Claire Gillissen-Duval. 

Le gouvernement mauricien a pris de nombreuses mesures pour promouvoir la parité, en abrogeant notamment les lois discriminatoires ou en nommant des Officiers de l’égalité des chances pour veiller au droit des femmes au sein des principaux ministères. Autre initiative nationale du Ministère de l’Égalité du genre, du développement de l’enfant et du bien-être de la famille, la deuxième Commission modèle sur le statut de la femme encourage les jeunes de tout le pays à réfléchir au droit des femmes en matière économique, politique et sociale. Les nombreux efforts entrepris par la République pour former la nouvelle génération de femmes leaders et entrepreneurs font écho à la mission que se sont fixée SAP, Africa Code Week, l’UNESCO et le Ministère fédéral allemand de la coopération et du développement économique (BMZ) avec le projet #eSkills4Girls : s’attaquer à la fracture numérique entre les sexes en améliorant la formation et les perspectives d’embauche pour les femmes dans les pays en développement. 

La puissance des partenariats 

Africa Code Week compte aujourd’hui sur le soutien d’un nombre croissant de partenaires, dont UNESCO YouthMobile, BMZ, le Cape Town Science Centre, le Galway Education Centre, Google, ALink Telecom, la Fondation Life Builders, la Fondation DreamOval, Camara Education ainsi qu’une dizaine de gouvernements africains. Parmi ces derniers, le Ministère marocain de l’Éducation nationale et de la formation professionnelle a remporté à deux reprises la compétition amicale organisée entre les pays participants – portant le nombre de jeunes Marocains formés au code dans le cadre d’Africa Code Week à plus de 200 000 sur les deux dernières années.  

Selon Brett Parker, Président de SAP Afrique, Africa Code Week en dit long sur l’efficacité des partenariats public-privé, et sur la façon dont les acteurs de la société peuvent collaborer ouvertement pour conduire les jeunes Africains vers les transformations nécessaires à leur réussite. « En réunissant une richesse infinie de jeunes talents, une famille d’enseignants passionnés et un réseau de partenaires engagés, Africa Code Week est en train de changer la donne pour la jeunesse du continent. Nous sommes extrêmement reconnaissants envers tous nos partenaires et les moyens qu’ils mettent en œuvre pour établir la parité et aider les jeunes Africaines à acquérir de précieuses compétences technologiques et scientifiques par le biais d’Africa Code Week. Nous nous réjouissons à l’idée de collaborer avec tous les acteurs clés des différents pays afin de faire émerger et grandir cette nouvelle génération africaine de l’innovation. » 

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