Afrique Inside Un média 100% numérique
You are here:  / Uncategorized / La situation dégénère à nouveau en Centrafrique

La situation dégénère à nouveau en Centrafrique

C’est toute la difficulté pour les troupes étrangères présentes sur place pour rétablir la sécurité, Bangui peut passer d’un état calme à un excès de violences en seulement quelques minutes sans qu’aucun signe précurseur ne soit visible. Depuis jeudi soir les fusillades se sont multipliées et le nombre de morts et de blessés ne cesse d’augmenter. Pour éviter de nouveaux massacres, les forces françaises et africaines présentes à Bangui ont renforcé leurs patrouilles mais il semble que cette présence ne dissuade pas les miliciens, qu’ils soient côté Séléka ou anti-balaka.

Cette reprise des violences intervient alors que depuis quelques jours la capitale centrafricaine avait retrouvé un rythme de vie presque normal. L ‘élément déclencheur a été, semble t’il, la fusillade qui a éclaté jeudi en fin d’après midi du côté de l’aéroport, là où les troupes françaises et africaines sont basées. Très rapidement les affrontements se sont multipliés, a tel point que dans plusieurs quartiers de la ville il était impossible de sortir sans risquer d’être pris pour cible. La plupart des blessés recensés ces dernières heures l’ont été par balles. D’après plusieurs témoignages, les milices chrétiennes se seraient approchées de la base des forces tchadiennes, entraînant une riposte de la part des troupes. Les milices chrétiennes auparavant peu armées disposeraient désormais de lance-roquettes et de kalachnikov, faisant craindre des combats encore plus meurtriers que ceux qui se sont déroulés jusqu’à aujourd’hui. La question qui en découle naturellement concerne désormais la provenance de ces armes sophistiquées.

Malgré l’arrivée des troupes françaises il y a plus d’une semaine, la situation à Bangui est très loin d’avoir été stabilisée. En plus des affrontements, des manifestations se multiplient de part et d’autre pour demander le départ du président de la transition, Michel Djotodia. Le chef de l’Etat français, François Hollande avait également indiqué ces derniers jours que Djotodia n’avait pas vocation à rester au pouvoir. Une multiplication d’événements qui font dire à certains que les jours de celui qui a pris la place de François Bozize, sont désormais comptés.

Lotfi Lounes

Laisser un commentaire

Your email address will not be published. Required fields are marked ( required )