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La rumba congolaise orpheline après le décès du chanteur Tabu Ley

« Mokolo nakokufa », « Kaful Mayay », « Mongali », « Molangi ya malasi », “Zando ya malonga », « Mon mari est capable », « Silikani », « Mundi et Lal’a bi »… Quelques-unes des compositions du célèbre répertoire de Tabu Ley. Né à Bandundu, dans l’Ouest de la République démocratique du Congo, Tabu Ley commence par chanter dans des chorales d’église puis dans des chorales scolaires. Après ses études à Kinshasa, il travaille au Fonds du Bien-être Indigène, puis devient secrétaire administratif dans une école secondaire de Kinshasa.

Tabu Ley entame une carrière musicale en commençant à composer dans les années 1950. En 1956, il intègre l’orchestre African Jazz de Joseph Kabasele, dit Grand Kallé, considéré comme le père de la musique congolaise moderne. Après l’African Jazz, il évolue dans African Fiesta, avant de créer son propre groupe, Afrisa International. Fait marquant, Tabu Ley est le premier Africain à se produire sur la scène française de l’Olympia en 1970.

Musicien , chanteur et homme politique
C’est lors d’un long séjour aux Etats-Unis qu’il s’initie à la philosophie politique avant de retourner à Kinshasa. A la faveur de son adhésion au Rassemblement congolais pour la démocratie (RCD), une ancienne rébellion muée en parti politique à la suite du dialogue inter-congolais tenu en Afrique du Sud (2003), il sera nommé vice-gouverneur de la ville de Kinshasa pour le compte de ce parti.

Lors des premières élections démocratiques organisées en 2006 en RDC, Tabu Ley sera élu député provincial de la ville de Kinshasa avant d’occuper en 2007 un poste taillé sur mesure, celui de ministre provincial de la Culture et des Arts pour la ville de Kinshasa. Sur l’homme, son fils, Marc Tabu, témoigne: « Je garde le souvenir d’un bon père et aussi d’un grand musicien, on ne l’a pas seulement apprécié comme papa mais aussi comme un grand artiste de notre continent. »

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