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La Namibie, un enfer pour les otaries

La chasse aux otaries en Namibie est peu connue dans le monde pourtant tous les ans de juillet à novembre, des dizaines de milliers d’otaries sont massacrées sur les plages de Namibie presque dans l’indifférence. En effet, selon les ONG, le gouvernement interdit la présence d’observateurs, du public et encore moins des médias. Ainsi chaque année, l’état namibien autorise l’abattage de près de 90.000 bébés phoques à fourrures. Selon l’association IFAW (International Fund for Animal Welfare), le quota autorisé pour cette chasse serait de 86.000 bêtes, 6.000 phoques adultes et 80.000 jeunes. Plusieurs vidéos prises clandestinement montrent dans quelles conditions les otaries sont massacrées sur des plages habituellement fréquentées par les touristes. C’est justement avant leur arrivée que les bébés otaries y sont rassemblées puis tuées à l’aide d’un fusil et souvent frappées à mort par les chasseurs à l’aide de gourdins. Les plages sont ensuite nettoyées. Cape Cross, Atlas Bay ou encore Wolf Bay attirent des touristes du monde entier venus admirer les colonies d’otaries en Namibie.

Les otaries ballottées entre chasse et tourisme

Un paradoxe que soulignent de nombreuses associations internationales de protection animale dans un rapport publié par Economists at Large. En comparant les revenus générés par l’attrait touristique pour les otaries et ceux issus des fourrures pour lesquelles les bébés phoques sont abattus, il en ressort que les otaries vivantes constituent une manne pour le secteur du tourisme. En 2008, la chasse des otaries a rapporté 513.000 dollars contre 2 millions de dollars pour leur observation. En outre, le rapport fait valoir qu’en 2016, les revenus issus du tourisme d’observation des bébés phoques devraient progresser et générer 3,2 millions de dollars. Il oppose les deux activités, chasse et tourisme en rapport avec les otaries. La première est jugée nuisible pour le secteur touristique et porte atteinte aux compagnies Eco-tours namibiennes. Ce qui pour l’instant n’inquiète en rien les autorités du pays. Celles-ci font valoir la préservation du secteur de la pêche et de ses emplois. Pourtant précisent de nombreuses ONG, en Afrique du Sud, l’interdiction de chasser les otaries est en vigueur depuis 1990 et le secteur de la pêche reste dynamique. Pour rappel, la Convention sur le commerce international des espèces menacées d’extinction (CITES) a inscrit sur sa liste le phoque à fourrure.

Sylvain Griout

 

 

2 COMMENTS

  • ………………….

  • Encore un combat à faire. Il est vrai que BB a mis en lumière les pratiques horribles du Canada mais bien d’autres pays font de même, il faut tout faire pour que ces massacres cessent, la première chose à faire reste évidemment de ne JAMAIS acheter de fourrure.

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