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LA BCEAO table sur une croissance de 7% en 2017

Les perspectives économiques dans l’UEMOA au beau fixe. Pour 2017, les dernières projections de la Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO), publiées vendredi dernier, tablent sur une croissance du PIB réel de 7,0%.

Par Hamidou Baldé

La BCEAO explique dans ses nouvelles prévisions que cette croissance de 7% attendue en 2017 dans l’espace UEMOA sera soutenue principalement par les secteurs tertiaire et secondaire, dont les contributions représenteraient respectivement 4,2 points et 1,8 point. Le secteur tertiaire bénéficierait du dynamisme des services financiers, de télécommunications, du tourisme et de l’hôtellerie ainsi que de l’essor des activités commerciales, consécutif à la hausse des productions agricoles et industrielles. L’accroissement de la valeur ajoutée du secteur secondaire proviendrait essentiellement du raffermissement de la production industrielle, de l’offre d’énergie électrique et de l’essor de la branche « Bâtiments et Travaux Publics ». La BCEAO ajoute que ces performances seraient consécutives au renforcement des investissements publics, attendus en hausse de plus de 10% en 2017, ainsi que des investissements privés, qui augmenteraient de plus de 13%. Le taux d’investissement serait ainsi porté de 24,4% en 2016 à 25,8% en 2017. Le secteur primaire, dont l’apport à la croissance économique ressortirait à 1,0 point en 2017, serait soutenu principalement par l’augmentation des productions agricoles vivrière et d’exportation.

Nouvelles mesures de la banque centrale

Pour conforter les performances économiques, dans un environnement marqué par le renchérissement des financements sur les marchés internationaux et la fragilité du climat sécuritaire, des dispositions devraient être prises, indiquent les économistes de la banque centrale, pour relever les principaux défis : il s’agit du renforcement de la résilience des économies de l’Union, notamment face à la conjoncture économique défavorable au Nigeria ; de l’amélioration de la mobilisation des ressources fiscales, en vue d’assurer la viabilité de la politique budgétaire. A cet égard, les Etats devraient poursuivre l’ensemble des réformes engagées afin d’améliorer significativement la collecte des ressources budgétaires et d’éviter de recourir systématiquement à l’endettement pour le financement de leurs projets de développement ; l’amélioration de la qualité des investissements, en portant une attention particulière aux secteurs porteurs de croissance ou ayant des effets d’entraînement rapides.

 

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