Afrique Inside Un média 100% numérique
You are here:  / À LA UNE / Société / Journée internationale de la presse 2017 au Togo: Appels croisés pour bâtir une corporation vigoureuse et professionnelle

Journée internationale de la presse 2017 au Togo: Appels croisés pour bâtir une corporation vigoureuse et professionnelle

«Des esprits critiques pour des temps critiques: le rôle des médias dans la promotion de sociétés pacifiques, justes et inclusives». C’est sous ce thème que la Journée internationale de la liberté de la presse 2017 a été célébrée par les professionnels de la presse cette année, au Togo.

 

Par Emmanuel-Gaël Gade et Dodo ABALO

 

A Lomé, les journalistes de la zone méridionale du Togo ont organisé une session d’échanges confraternels à la Maison de la presse du Togo ce 3 mai 2017. Organisée par l’Union des journalistes indépendants du Togo (UJIT) et soutenue par la Fondation Friedrich Ebert, cette session de partages confraternels d’idées a été ouverte par le président de la Haute autorité de l’audiovisuel et de la communication (HAAC), Pitang Tchalla. Ce fut en présence des responsables des organisations professionnelles de presse, d’organes de presse et de plusieurs journalistes.

«C’est en trouvant des solutions aux obstacles que nous pouvons nous-mêmes contribuer à l’indépendance de la presse au Togo. Il est donc question de la responsabilité du journaliste dans la défense de l’indépendance de la presse. Il est temps pour le journaliste de se prendre en charge et la HAAC doit mettre de l’ordre dans notre corporation, et aider les acteurs à se remettre en cause, sans jamais porter atteinte à la liberté fondamentale d’expression», a plaidé Samuel Pitang Tchalla, le président de la HAAC. La presse togolaise est arrivée à un stade où il faut relever à la fois les défis liés à la professionnalisation, à la bonne gouvernance, à la déontologie, à l’éthique mais aussi à l’adaptation à un environnement technologique.

La Secrétaire générale de l’UJIT, Patricia Adjisseku, a rappelé dans cette optique que la Journée du 03 mai a été instituée par l’Assemblée générale des Nations Unies en 1993, en réponse à l’appel des journalistes africains. Au Togo, l’exercice du métier a été marqué ces derniers 24 mois par les sévices corporels essuyés par le journaliste du «bi-hebdomadaire L’Alternative», le retrait de fréquence au «Groupe Sud média» pour existence illégale et la survivance de règlement de comptes entre confrères. Elle a aussi rappelé que la liberté des médias joue un rôle important dans le développement, la paix et la justice dans un pays. Et de relever qu’il «est temps qu’on arrive au Togo à la dotation de la corporation d’une Convention collective».

Le rapport sur l’état de la presse au Togo en 2017 relève que la presse togolaise évolue dans un cadre juridique des plus libéraux en Afrique francophone, avec un Code de la presse et de la communication dépénalisé depuis 2004. «Mais les acteurs, praticiens et régulateurs gèrent approximativement cette situation au point de cristalliser les positions autour du débat public, influençant énormément et négativement sur la cohésion et la concorde nationales», a regretté le président de l’OTM (Observatoire togolais des médias), Aimé Ekpé.

Une conférence-débat placée sous le thème, «De la nécessité de l’indépendance de la presse pour une presse libre: obstacles et approches de solutions», animée par Mme Namoin (enseignante à l’ISICA-structure publique de formation en journalisme au Togo-) a mis fin à cette commémoration de la Journée du 03 mai 2017 en terre togolaise, tout singulièrement à Lomé.

 

 

Laisser un commentaire

Your email address will not be published. Required fields are marked ( required )