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Jeunes entrepreneurs : l’accès au financement en Afrique, un frein

Une enquête sur l’esprit d’entreprise des jeunes en Afrique a été réalisée par le prestigieux Prix Anzisha, qui récompense les meilleurs jeunes entrepreneurs africains. Intitulée le Anzisha Youth Entrepreneurship Survey 2016, le rapport indique que parmi les réalités auxquelles sont confrontés les jeunes entrepreneurs sur le continent, le financement constitue un frein.

L’Entrepreneurship Survey se base sur un questionnaire envoyé par courriel à une sélection de jeunes entrepreneurs compris dans la tranche d’âge de 15 à 25 ans, et se trouvant sur le continent africain. L’enquête portait sur cinq domaines d’exploitation d’une entreprise, à savoir la croissance, les ventes et le marketing, les ressources humaines, le financement et le soutien.

On peut espérer que les parties prenantes, telles que les décideurs politiques, les organisations de soutien et les entrepreneurs bénéficieront de ces informations. Les personnes interrogées ont massivement déclaré que l’accès au financement était le principal frein à la croissance et 48 % ont souligné que c’était le principal obstacle à l’expansion de leurs entreprises. Seuls 27 % des jeunes entrepreneurs ont reçu une quelconque forme d’investissement externe, les membres de leur famille (59 %) et les subventions (52 %) étant les principales sources de financement accessibles. Malgré les difficultés rencontrées, 84 % des entrepreneurs ont déclaré avoir employé d’autres personnes, soulignant ainsi le potentiel de création d’emplois des jeunes entrepreneurs et de leurs entreprises. Toutefois, une grande proportion de personnes interrogées (41 %), a décrit le niveau de soutien aux jeunes entrepreneurs dans leur pays comme « faible » voire « très faible ». Ceci laisse à penser qu’il reste encore beaucoup de travail pour faciliter la réussite des jeunes entrepreneurs.

Les candidatures pour le Prix Anzisha (www.AnzishaPrize.org) sont actuellement ouvertes aux jeunes entrepreneurs âgés de 15 à 22 ans. Les gagnants se partageront une aide de 100 000 $ et pourront accéder au soutien et aux réseaux nécessaires pour faire grandir leurs entreprises. La date limite de dépôt des candidatures est le 15 avril 2016. Les partenaires du Prix Anzisha sont la Fondation MasterCard et l’African Leadership Academy.

Josh Adler, vice-président des programmes mondiaux chez African Leadership Academy, a déclaré : « African Leadership Academy est heureuse d’investir dans une telle recherche. Nous espérons que ce rapport ainsi que les suivants guideront le travail des enseignants, des décideurs politiques et d’autres parties prenantes dans le secteur du développement des jeunes. »

Koffi Assouan, gestionnaire de programme à la Fondation MasterCard a déclaré : « Les connaissances et les informations sur les jeunes entrepreneurs africains font largement défaut. Ce rapport fournit des données cruciales qui peuvent favoriser des programmes et des stratégies visant à soutenir l’esprit d’entreprise des jeunes et à susciter une conversation indispensable entre les professionnels et les parties prenantes sur le sujet. »

La majorité des jeunes interrogés ont indiqué poursuivre une carrière entrepreneuriale principalement pour avoir un impact sur le monde (57 % des personnes interrogées). Ceux-ci se concentrent principalement sur les communautés et utilisent les rencontres en personne avec leurs clients comme canal principal de vente (56 %) et le bouche à oreille comme principal outil de marketing (83 %). En termes de ressources humaines, 84 % des entreprises ont déclaré avoir des salariés. Les jeunes chefs d’entreprise récompensent et incitent leurs salariés de diverses façons, les programmes de formation (51 %) et les primes (47 %) étant les plus populaires. Beaucoup d’entre eux permettent également à leurs salariés de contribuer à la réussite de l’entreprise à travers le partage des bénéfices (37 %). Les jeunes entrepreneurs sont en mesure d’influencer autrui par la création d’emploi et le renforcement des compétences. Toutefois, ils ont indiqué que le niveau de soutien disponible pour les entrepreneurs dans leur pays est insuffisant.

La rédaction

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