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Gabon-Présidentielle : l’opposition se cherche encore face à Ali Bongo

Quelle sera la stratégie des candidats de l’opposition pour faire chuter l’actuel  président du Gabon Ali Bongo? Face au président sortant Ali Bongo, les cadors de l’opposition sous pression. Pas de candidature unique, la clef pour faire basculer la quinzaine électorale ne semble guère à porter de main.

Dans le camps présidentiel la confiance est au rendez-vous. Après sa démonstration de force au stade d’Angondjé ce samedi, le président sortant Ali Bongo candidat à sa propre succession s’est lancé dans la campagne en grande pompe, de quoi gonfler à bloc ses partisans.  Face à lui, 13 candidats dans ce scrutin à un tour qui aurait selon beaucoup d’observateurs, un candidat unique au sein de l’opposition. Dans ses rangs , plusieurs ténors, l’ex-président de la Commission de l’Union africaine, Jean Ping, l’ex-président de l’Assemblée nationale , Guy Nzouba Ndama et l’ex-Premier ministre, Casimir Oye Mba.

Si Ali Bongo s’appuie sur un bilan économique en rupture avec l’ancien régime de son défunt père Omar Bongo, ses détracteurs lui reprochent sa filiation dynastique d’une part et son illégitimité d’autre part en raison de prétendues origines non-gabonaises. Mais entre les polémiques et un débat ultra-politicien, l’opposition peine à présenter un projet de société crédible. «Le changement c’est moi», mes adversaires «ont peur» car ils n’ont «aucune chance» de gagner l’élection à un tour, a même proclamé vendredi le Président sortant dans un entretien à l’AFP. Certes, M. Oye Mba a bien proposé une élection à deux tourssi il est élu, une proposition qui n’est pas passée inaperçue. Mais l’opposition présente quelques lacunes : la plupart de ses principaux candidats-leaders ont au moins 70 ans, et tous sont des ex-barons du régime Omar Bongo.

La présidentielle gabonaise du 27 août suscite le plus grand intérêt de la communauté internationale, La France, les Etats-Unis, l’UE ont demandé aux autorités gabonaises d’assurer un scrutin libre et transparent. Une certaine tension risque de peser sur la quinzaine électorale et la journée de scrutin du 27 août.

La rédaction

 

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