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Gabon : la CPI achève sa mission de 48 heures avec satisfaction

Au Gabon, la délégation de la Cour pénale internationale (CPI) achève sa mission au terme de 48 heures d’investigations destinées à s’informer sur le terrain à propos des violences post-électorales qui ont secoué le Gabon après la réélection contestée du président Ali Bongo Ondimba. Elle s’est dite satisfaite des conditions idéales selon Amady Ba, fonctionnaire au bureau du procureur de la CPI, chargé de coopération internationale.

Par la rédaction

Un simple examen préliminaire, voilà en substance le but de la mission assignée à la délégation de la CPI présente cette semaine à Libreville. Une présence de 48 heures faisant suite à une requête du pouvoir . En effet, le gouvernement gabonais a saisi la CPI en septembre 2016 afin qu’elle enquête sur des « faits commis, et pour qu’elle enquête le cas échéant sur ceux qui pourraient être commis dans un proche avenir ».

La plainte du pouvoir cible notamment l’opposant Jean Ping et ses partisans soupçonnés d’incitation au génocide ou encore de crime contre l’humanité suite à un discours de haine avant, pendant et après l’élection présidentielle d’août 2016.

Par ailleurs, L’opposition et la société civile ont également déposé plainte à la CPI pour crimes de guerre et violation massive des droits de l’homme après l’annonce de la réélection d’Ali Bongo.

Dans un communiqué de presse, les autorités du pays ont affirmé avoir pris toutes les dispositions pour accompagner, sans immixtion ni entrave, le travail des membres de la CPI à Libreville et ont précisé qu’elles réfutaient les allégations mensongères et les grossiers montages qui font état de présumés charniers et de centaines de morts au Gabon.

Le pays attend la vérité sur les violences post-électorales du mois d’août 2016 qui ont fait des morts et des blessés.

Malgré la victoire du président Ali Bongo, les partisans de Jean Ping réclament toujours la victoire de leur candidat.

Dans le cadre d’une enquête préliminaire, la CPI a entendu les autorités administratives et politiques, l’opposition et les victimes.

« Il s’écoulera un bon moment d’analyse des données récoltées sur le terrain avant de décider ou pas d’ouvrir une enquête suite aux crimes commis pendant la période post-électorale », a déclaré Emeric Rougier, analyste en chef à la CPI.

La CPI qui s’est félicité des conditions qualifiées d’idéales pour lui permettre de mener à bien sa mission.

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