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Erythrée : l’ONU dénonce de terrifiantes violations de droits de l’homme

Viol, castration, noyades… La quinzaine de témoignages publiés par la Commission d’enquête de l’ONU sur l’Érythrée livrent une vision terrifiante de la situation des droits de l’Homme dans ce petit pays de la Corne de l’Afrique.

En voici quelques exemples :

– Un témoin qui a réussi à s’enfuir d’une prison en 2015 a raconté à la Commission d’enquête qu’il avait été placé en détention après avoir demandé à être relevé de ses obligations militaires.

« Il n’y a pas de guerre et en plus je me suis plaint de devoir travailler pour les grands patrons. J’ai posé la question durant un meeting de mars 2014, tout le monde m’a applaudi, ce qui a ennuyé le Général. Peu de temps après, j’ai été arrêté, jeté en prison, et détenu menotté dans une cellule pendant 8 mois. j’ai été régulièrement battu et torturé. On a plongé ma tête dans un container rempli d’eau sale, ils m’ont frappé sur les testicules plusieurs fois, je me suis évanoui à chaque fois, je n’ai plus de testicules à présent, elles ont disparu, je suis impuissant et ne pourrai plus avoir d’enfants. Avant ces incidents, j’ai eu une fille, et c’est le seul enfant que j’aurai ».

– Décrivant un entraînement militaire qui a eu lieu en Mer Rouge en 2013, un témoin raconte : « Ils nous ont jeté à la mer, la plupart des recrues ne savaient pas nager, nous avons dit aux soldats que la plupart ne savaient pas nager et qu’il fallait leur apprendre. Les instructeurs ont dit non. Si quelqu’un se noyait, ils disaient qu’il fallait le laisser, et prétendaient qu’il faisait semblant. La première fois, cinq personnes se sont noyées. Dix conscrits sont morts en un mois. On a voulu se rassembler en leur mémoire, mais les instructeurs ont dit que ce n’était rien. S’il y a un noyé par jour, cela commence à être important. Aucune action n’a été engagée en justice pour les punir ».

– Une femme détenue par la police se souvient: « Le chef d’un poste de police m’a fréquemment sortie de la cellule et m’a violée. Je suis restée presque 6 mois, et il m’a violée chaque jour. Si je refusais, il me battait. Après il me menaçait et disait qu’il ne fallait rien dire. Il m’a dit qu’il me retrouverait et me tuerait si jamais je parlais ».

AFP

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