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Energie solaire : une coopération prometteuse entre l’ Algérie et le Japon

Lancé en 2010 pour 5 années, un projet de collaboration algéro-nippone dans le domaine de l’énergie solaire vise à  exploiter au mieux les potentialités énergétiques du Sahara. Son nom « Sahara Solar Breeder » .

Il s’agit d’un modèle alternatif dans le développement des énergies renouvelables né d’une collaboration algéro-nippone. Le programme « Sahara Solar Breeder » (SSB) signifie élevage solaire au Sahara. Sa phase étude a pris fin en 2015. Et après 5 années d’activités, il a été couronné par la mise au point d’une solution ingénieuse et propre basée sur le traitement du sable du Sahara.

Dédié au développement des technologies solaires, SSB est considéré par certains chercheurs comme une solution « ingénieuse et propre » face aux préoccupations énergétiques et environnementales de la planète.

Plus de 300 conférences et une trentaine de publications dans des revues scientifiques internationales ont mis l’accent sur l’intérêt du SSB soutenu par le G8. Trois établissements algériens sont partenaires du programme SSB :  l’USTO-MB, l’Université « Tahar Moulay » de Saïda (UTMS) et l’Unité de recherche en énergies renouvelables en milieu saharien d’Adrar (URER/MS). Le SSB est financé par deux agences japonaises pour la coopération internationale (JICA) et le développement scientifique et technologique (JSTA).

SSBIl intervient dans un contexte mondial caractérisé par une forte consommation énergétique et des émissions accrues des gaz à effet de serre. Aussi, le SSB vise à répondre au mieux aux préoccupations de la planète grâce à la promotion et à l’acquisition de panneaux solaires.

Et ce n’est pas tout, il devrait à terme aboutir à la création de richesses et d’ emplois, pour les industries du cosmétique, de la sidérurgie, de l’électronique et bien d’autres, grâce à l’importante réserve en matière de silicium brut en Algérie, qui permettra de fabriquer des câbles pour le transport de l’énergie solaire et de produire des panneaux photovoltaïques.

Le Sahara, une source d’énergies

En effet, l’Algérie recèle d’importances ressources naturelles. L’Algérie  a ainsi  adopté une batterie de mesures pour développer et valoriser ses potentialités. La loi du 14 août 2004, relative à la promotion des énergies renouvelables dans le cadre du développement durable, en est un exemple. Le but est d’utiliser le plus grand désert du monde, le Sahara, comme une source d’énergie. Une délégation d’experts japonais a prospecté les sites destinés au projet à Adrar en 2010 et 2011 et effectué des analyses sur un échantillon de sable, qui ont révélé sa richesse en silicium, notamment en termes de qualité. L’idée est donc de construire des usines de silicium et des centrales solaires dans le désert, afin de délivrer de l’énergie pour fabriquer davantage de silicium et créer plus de centrales électriques dans un processus dit « d’élevage ». Dans le futur, ces usines pourraient fournir de l’énergie au niveau mondial, à travers les supraconducteurs qui se distinguent par leurs propriétés de transmission sans perte de puissance.

La rédaction

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