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Egypte: manifestations et répressions en boucle, Al-Sissi sous pression

En Egypte, le régime  du président Abdel Fattah al-Sissi refuse toute manifestation à son encontre. Une dizaine de personnes ont été  dispersées par la police qui a utilisé des grenades lacrymogènes. Pour les ONG, le durcissement du pouvoir égyptien ne souffre d’aucun doute.

Ce lundi 25 avril était un  jour férié commémorant la restitution du Sinaï par Israël en 1982. C’est ce jour précisément que plusieurs mouvements laïcs et de gauche ont prévu de battre le pavé pour dénoncer la politique jugée répressives du gouvernement.  Le prétexte à cette manifestation :  la rétrocession controversée il y a deux semaines de deux îles de la mer Rouge, Tiran et Sanafir, à l’Arabie saoudite.

Un nouveau rassemblement alors que les autorités du pays , au premier rang le président Sissi, ont prévenu dimanche dernier que toute manifestation serait stoppée par la force si besoin. Les forces de l’ordre ont bouclé plusieurs quartiers de la capitale Le Caire.

Ces derniers jours, plusieurs rafles de la police ont abouti à l’arrestation de  jeunes opposants, d’avocats et de responsables d’organisations de défense des droits de l’Homme qui appelaient à manifester, selon ces ONG.

Insuffisant pour dissuader  lundi, une cinquantaine de manifestants qui ont fait irruption par surprise sur une petite place du centre de la capitale. Les forces de sécurité sont intervenus pour les disperser violemment et  arrêter plusieurs personnes, des journalistes égyptiens et étrangers, notamment.

D’autres petites manifestations ont été également rapidement dispersées dans au moins deux autres quartiers et plus aucune n’était signalée en fin de journée.

Depuis que M. Sissi, alors chef de la toute puissante armée, a destitué le 3 juillet 2013 l’islamiste Mohamed Morsi, premier président démocratiquement élu en Egypte, les organisations internationales de défense des droits de l’Homme, dont Amnesty international et Human Rights Watch, accusent régulièrement son régime de réprimer toute opposition dans le sang, multipliant disparitions forcées et actes de torture.

En 2013, policiers et soldats avaient tué plus de 1.400 manifestants réclamant le retour de M. Morsi, dont près de 800 en quelques heures au centre du Caire le 14 août. Plus de 40.000 personnes ont été emprisonnées depuis, selon les ONG, et des centaines, dont M. Morsi, condamnées à mort dans des procès de masse expéditifs qualifiés par l’ONU de sans précédent dans l’Histoire récente du monde.

La rédaction

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