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Début du recensement sur les listes électorales en Guinée-Bissau

Premiers à s’incrire dans la capitale Bissau en vue des élections générales prévues le 16 mars 2014: le président de transition Manuel Serifo Nhamajo et le Premier ministre Rui Duarte Barros. Le chef de l’Etat intérimaire a accompli son droit civique au bureau de recensement n°2 de Bissau. A cette occasion il a appelé « tous les acteurs nationaux à participer activement au processus électoral ». Pour Serifo Nhamadjo, « si la date du 16 mars 2014 (retenue pour les élections) est ratée, il y aura de graves conséquences pour le pays ».

Ces élections doivent mettre fin à la transition entamée après le coup d’Etat d’avril 2012, qui avait renversé l’exécutif entre les deux tours de la présidentielle. Selon le Bureau d’Appui technique au Processus électoral (GETAP) , 2.000 bureaux de recensement seront ouverts dans tous les pays pour inscrire quelque 800.000 électeurs en 21 jours. Pour l’heure, il semble encore compliquer d’acheminer tout le matériel technique dans les différents points de recensement. Néanmoins, les autorités assurent que tous les lieux de recensement seront opérationnels d’ici la fin de la semaine.

Aide du Timor-Oriental, de la Chine et du Nigeria
Le Timor-Oriental, membre de la Communauté des Pays de Langue Portugaise (CPLP), a fourni tout le matériel nécessaire pour le processus et a octroyé au gouvernement bissau-guinéen de transition une aide de 500.000 dollars. La Chine et le Nigeria ont également accordé une aide pour l’ organisation des élections générales (présidentielle et législatives) de la Guinée-Bissau qui doivent permettre au pays de retrouver une vie constitutionnelle normale après le coup d’état du 12 avril 2012.

Après le putsch, l’Union européenne, principale partenaire de Bissau, avait suspendu son aide et plusieurs pays et institutions ne reconnaissent pas les autorités de transition mises en place avec l’appui de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cédéao). Les scrutins avaient dans un premier temps été programmés pour mai 2013, puis repoussés au 24 novembre, avant d’être à nouveau reportés à mars 2014, dans ce pays ouest-africain d’environ 1,6 million d’habitants à l’instabilité politique et militaire chronique. La Guinée-Bissau a connu une succession de coups d’Etat, mutineries et une guerre civile, en grande partie liée à l’hypertrophie du corps armé consécutive à la guerre pour l’indépendance contre le Portugal, gagnée en 1974.

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