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Coup d’état au Burkina Faso : la médiation de la Cedeao se poursuit

Les consultations se poursuivent au Burkina Faso. Le Président Macky Sall, également président en exercice de la communauté économique des Etats d’Afrique de l’ouest (CEDEAO) a entamé ce vendredi une médiation dans le pays pour le sortir de la grave crise politique après le putsch du général Diendéré.

Le président Macky Sall qui est arrivé ce vendredi matin à Ouagadougou. Il s’est d’ores et déjà entretenu avec plusieurs personnalités burkinabès, Monseigneur Paul Ouedraogo, Président de la Commission nationale de réconciliation, Monsieur Jean-Baptiste Ouedraogo, ancien Chef d’Etat burkinabé, le Général Zagré Pingrenoma, chef d’Etat-major Général des Armées, le Colonel Alassan Moné, Secrétaire Général du ministère de la Défense.

Il est prévu une série d’échanges avec toutes les parties prenantes de la crise au Burkina Faso en vue de trouver des solutions de sortie de crise qui permettront de relancer le processus de transition.

Lors de son arrivée, ambiance glaciale : le visage fermé, Macky Sall a été accueilli sur le tarmac de Ouagadougou par le Général Diendéré avec qui il s’est entretenu au salon d’honneur.

Le chef de l’Etat sénégalais s’est ensuite installé à l’hôtel Laico de Ouagadougou où il a longuement échangé avec le Président Yayi Boni du Bénin, lui aussi médiateur de la CEDEAO.

Il est à noter que juste avant l’arrivée du Président Macky Sall, le Burkina Faso a procédé à la réouverture de ses frontières terrestres et aériennes.

Sanctions de l’Union africaine

L’Union africaine (UA) a décidé de suspendre de ses instances le Burkina, à la suite du coup d’Etat qui a renversé le gouvernement de transition dirigé par Michel Kafando alors que des élections générales sont initialement prévus pour le 11 octobre.

Cette décision ‘’avec effet immédiat » a été prise ce vendredi par le Conseil de Paix et de Sécurité (CPS) de l’UA, au terme d’une une série de réunions à son siège à Addis Abeba, la capitale éthiopienne.

Le CPS a également annoncé d’éventuelles sanctions non encore spécifiées contre le nouveau régime militaire en place au Burkina.

L’organe de l’UA a par ailleurs qualifié « d’acte terroriste » la détention forcée et l’éviction des autorités de la transition démocratiquement installées.

La Commission de l’Union africaine est opposée par principe à tout changement anticonstitutionnel de régime en Afrique et a rejoint les Nations Unies en condamnant avec fermeté le coup de force décrié par une bonne partie de population burkinabè qui a pris d’assaut la Place de la Nation à Ouagadougou.

Le coup d’Etat de mercredi est intervenu à un mois seulement des élections censées mettre fin à la transition.

En effet un gouvernement de transition a été mis en place au Burkina Faso suite à la chute de Blaise Compaore en octobre 2014 en raison d’une pression populaire.

La rédaction

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