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Côte d’Ivoire : « l’expression prisonnier politique, un abus de langage » selon Joël N’Guessan , porte-parole du RDR

Il est encore trop tôt pour parler de réconciliation. Le chemin promet d’être long tant les divergences sont énormes entre le RDR , parti du président Alassane Ouattara et le FPI le parti de l’ancien président Laurent Gbagbo .
Le dialogue politique entre les deux formations synonyme de réconciliation nationale marquait le pas depuis 2011. Point d’orgue de la discorde les législatives boycottées par le FPI en mars 2013. La reprise du dialogue constitue donc une avancée mais ce n’est pas encore l’heure de parler d’entente.
« Ils nous proposent de suivre leur logique des états généraux. Tout ce qu’il nous ont indiqué dans ces états généraux , cela a a déjà été débattu lors du cadre de réconciliation en 2001. Tous les objectifs des états généraux sont consignés dans le rapport à mi-parcours de la commission dialogue, vérité et réconciliation donc nous nous allons leur remettre ce rapport » nous affirme Joël N’Guessan , porte-parole du RDR avant d’ajouter , «  Et nous leur avons demandé de baisser d’un ton et d’être modérés dans leur propos. »

Refus d’intégrer le Cadre permanent de dialogue

L’idée des états généraux de la République vient du président du FPI, Pascal Affi N’Guessan libéré provisoirement en août dernier après son incarcération en avril 2011. Comme lui, 14 personnalités pro-Gbagbo ont bénéficié d’une liberté provisoire dont Michel Gbagbo , le fils de l’ancien président retenu à la Haye par la CPI. Ainsi le FPI a proposé les états généraux de la République dans le but d’obtenir la libération des prisonniers politiques , le dégel des avoirs et le financement des partis politiques. Ce que le RDR juge inopportun. «  Depuis le 11 avril 2011 presque tous ceux qui ont été arrêtés sont en liberté mais par contre ceux qui ont posé des actes par la suite, ceux là sont encore en détention et nous laissons la justice faire son travail. Ce n’est pas parce que quelqu’un est en prison que c’est forcément un prisonnier politique. L’expression prisonnier politique est un abus de langage » nous répond Mr N’Guessan. Son parti, le RDR, a invité le FPI à prendre place dans la nation ivoirienne  au sein du Cadre permanent de dialogue (CPD). Un concept dépassé , superficiel sans engagement politique pour Miaka Ouretto , ex-président par intérim du FPI . « En 2001, le contexte n’était pas le même que nous vivons aujourd’hui. En 2001 , il n’y avait pas un président de la République en prison à la Haye, tous les citoyens ivoiriens qui étaient sur place n’étaient pas des exilés politiques. Autant d’éléments qui provoquent un malaise au sein de la population. Il faut prendre des mesures d’urgence , libérer tous les prisonniers. »

Le FPI entend rester sur ses positions dans l’attente des états généraux de la République. L’opposition et le pouvoir ont ainsi renoué le dialogue, un dialogue fragile même si à l’issue de la rencontre lundi 9 décembre, le RDR et le FPI n’ont pas exclu la poursuite des contacts.

Par Samantha Ramsamy

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